• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Complètement à l'Est

Du lundi 10 au vendredi 21 avril, France 3 Alsace, France 3 Champagne-Ardenne et France 3 Lorraine vous proposeront un rendez-vous à l'échelle de la nouvelle région.
Logo de l'émission Complètement à l'Est

Le retour de la bonneterie à Troyes

© Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne
© Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne

Pour ce nouvel épisode de « Complètement à l’Est » on vous emmène dans l'Aube, un département qui a beaucoup souffert ces trente dernières années du déclin de la bonneterie, cette industrie du vêtement et du sous vêtement tricoté qui avait fait de Troyes la capitale de la maille.

Par Lionel Gonzalez

Revoir l'émission

Aujourd'hui, rien n'est perdu puisque certaines entreprises comme certaines marques tiennent bon. De nouvelles entreprises s'installent même sur place, friandes du savoir-faire des 81 entreprises de la filière.

Le Garçon Français

© Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne Sous l’objectif de notre caméra, on ira à le rencontre de ces opératrices de confection qui travaillent, entre autres, pour la marque de sous-vêtements le Garçon Français, une marque installée dans l'Aube depuis presque 4 ans. Ce qui compte, c'est le geste. Précis et minutieux, ces ouvrières transforment le tissu en sous-vêtement, les yeux rivés sur la couture, pour que rien ne dépasse. Nous avons rencontré Vicky Caffet, le créateur de la marque. Trois emplois chez le Garçon Français, c’est aussi l'équivalent de 5 temps plein chez les sous-traitants... La marque est aujourd'hui présente dans 38 pays. C'est ça le charme du Made in France.

Chanteclair

© Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne Un charme qui agit aussi, ici, chez Chanteclair. Une entreprise familiale qui existe depuis 1973. L'entreprise travaille aussi en co-traitance avec plusieurs marques françaises. Les opératrices produisent jusqu'à 100.000 pièces par an. Mais aujourd'hui, Chanteclair doit refuser des commandes. Finie donc, la plaque tournante des étoffes du moyen âge. L'âge d'or de l'industrie bonnetière. Les usines ont fermé les unes après les autres, les dynasties du textile se sont presque toutes effondrées.


Petit Bateau

© Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne Mais certaines ont tenu le coup, depuis 122 ans. C’est le cas de Petit Bateau où 1.000 personnes y travaillent à Troyes. Recherche et développement, tricotage, teinture, séchage, sérigraphie, contrôle qualité, c'est le deuxième employeur du département. Une centaine de couturières s'affairent aussi sur les petites séries. Mais l'usine de Troyes ne confectionne que 10 % des vêtements Petit bateau vendus dans le monde. Le reste est cousu dans des usines maghrébines.
Reportage : Céline Lang / Isabelle Griffon / Samuel Lorton / Catherine Ripert-Giberot

A lire aussi

Tournesol géant