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Route 67

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Le raifort : une racine aux multiples vertus

© Maxppp
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En France, tout le monde ne connaît pas le raifort Alsacien. Cette plante, cultivée pour ses racines, est devenue une spécialité régionale, héritage culturel de nos voisins allemands. Route 67 part à la découverte de ce condiment appelé aussi "piment alsacien".

  

Par PhD

C'est en ce moment la pleine période de récolte du raifort, elle va durer jusqu'en janvier. Christophe Scharrenberger en cultive à Surbourg depuis une vingtaine d'années. Il consacre actuellement trois hectares à cette plante, cultivée pour sa racine. Le raifort appartient à la même famille que le colza ou que la moutarde et il est très cultivé en Allemagne, Autriche et Pologne aussi. Un héritage culturel des pays de l'est qui s'est développé en Alsace dans les années cinquante.  Mais en 2016, ils ne sont plus qu'une vingtaine d'irréductibles producteurs dans la région contre une cinquantaine il y a encore trente cinq ans. Christophe Scharrenberger tient à perpétuer cette tradition même si ce produit demande beaucoup d'huile de coude car il est très difficile de sortir la plante de terre et la machine ne fait pas tout le travail toute seule. Une fois les plants arrachés, on enlève les feuilles, la terre et ce travail s'effectue toujours à la main.
Le raifort : une racine aux multiples vertus
En France, tout le monde ne connaît pas le raifort Alsacien. Cette plante, cultivée pour ses racines, est devenue une spécialité régionale, héritage culturel de nos voisins allemands. Route 67 part à la découverte de ce condiment appelé aussi "piment alsacien".  - Marie-Christine Lang et Florence Grandon
Viennent ensuite les opérations de découpage et le tri. Il faut séparer la racine principale des racines secondaires, nettoyer et remplir des sachets de vingt cinq kilos. Cet agriculteur revend presque exclusivement sa récolte à une entreprise locale située à Mietesheim. Elle emploie une quinzaine de salariés. C'est l'unique transformatrice de raifort en France et elle existe depuis soixante ans. Quatre cent mille pots sortent de l'usine chaque année sous différentes recettes : nature, à la rémoulade, à la betterave et même bientôt à l'ail des ours. Il faut en effet inventer de nouvelles recettes "plus accessibles au goût du marché d'aujourd'hui" selon Alain Trautmann, le directeur du site de production d'Alélor. Le raifort est bien moins populaire que le "wasabi" servi avec les sushis dans les restaurants japonais. Pourtant peu de consommatreurs savent que le wasabi est en réalité du raifort coloré en vert. De plus, cette racine possèderait de multiples propriétés, diurétiques et digestives notamment. 


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