• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Rund Um

Du lundi au vendredi à 12h15 et 20h45
Logo de l'émission Rund Um

25 bougies pour la revue de la Choucrouterie

Le mariage Haut-Rhin/Bas-Rhin sera musclé, selon la Chouc' / © France 3 Alsace
Le mariage Haut-Rhin/Bas-Rhin sera musclé, selon la Chouc' / © France 3 Alsace

Depuis un quart de siècle, la troupe de la Chouc', à Strasbourg, fait rire l'Alsace. Sa revue de cabaret satirique, faite de sketches et de chansons, passe tout à la moulinette : actualité, hommes et femmes politiques, et travers de tout un chacun.

Par Sabine Pfeiffer

Cela fait 35 ans que le chansonnier, comédien et humoriste Roger Siffer a aménagé une scène dans cette ancienne usine de choucroute, à quelques centaines de mètres de la Petite France, à Strasbourg. Mais il a attendu dix ans pour y proposer une revue de cabaret. Car il ne voulait pas le faire du vivant de son père spirituel, le cabaretier strasbourgeois Germain Muller, créateur après-guerre de la fameuse revue du "Barabli".   

Depuis 25 ans, Roger Siffer et sa bande ont donc repris le flambeau de leurs illustres prédécesseurs de la troupe du "Barabli". Avec des moyens plus modestes, un décor fixe, peu d'artifices. Mais la magie opère. Car les comédiens sont très proches du public, et leur complicité et leur plaisir à jouer et faire rire sont palpables. Durant ces deux décennies et demi, ils ont aussi développé certains thèmes et personnages récurrents, et le public en redemande.  

Les spectacles du "Barabli" mélangeaient le français et l'alsacien. Une formule reprise par la Chouc', mais qui s'est vite avérée frustrante, car une partie du public n'arrivait plus à suivre les gags en dialecte. La troupe de Roger Siffer a donc inventé sa propre formule : jouer chaque soir deux spectacles en parallèle, dans deux petites salles distinctes, l'un en alsacien, et l'autre en français. Une gymnastique intellectuelle et physique pour les acteurs, qui passent d'une langue à l'autre, d'un personnage à l'autre, et courent comme des fous entre les deux scènes. "En alsacien, l'humour est imagé, juteux, terrien. En français, il est cérébral, politique, explique Roger Siffer. Notre plaisir est donc dédoublé."

Au menu de cette 25ème édition : le projet de mariage Haut-Rhin – Bas-Rhin (pour lequel la Chouc' prédit un divorce), les municipales qui approchent, à Strasbourg… Comme tous les ans, le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a droit à un traitement gratiné. Les textes naissent sous la plume d'une douzaine de collaborateurs extérieurs, ainsi que de certains membres de la troupe. Et pour l'inspiration, pas de problème, apparemment. Tous affirment que l'actualité politique leur donne largement assez de matière.      

Les pêcheurs, ou les jeunes scotchés à leur portable, en prennent aussi pour leur grade. Mais pour certains thèmes en lien avec l'écologie, le GCO, la culture du maïs, la centrale de Fessenheim, la troupe de la Chouc' affiche clairement la couleur. Car le rire permet aussi de faire passer certains messages sans ambiguïté.

 

Interview du doyen de la faculté des sciences de Nancy