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Rund Um

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“La patrie du vent”, un roman pour approcher la vérité

Pour raconter le camp russe de Tambov, et cerner un exilé forcé, l'auteure Sylvie Reff choisit la voie du roman, "La patrie du vent". Car parfois, la fiction permet de mieux approcher la réalité qu'un livre d'histoire. Et ses lecteurs, émus, en sont convaincus.
 

Par Sabine Pfeiffer

Il faut parfois des années de recul pour remettre certains sujets en lumière. Ainsi, plus de 70 ans après les faits, alors que les derniers témoins directs disparaissent, beaucoup prennent la plume pour rappeler ce qu'était le terrible camp russe de prisonniers de Tambov, où de nombreux malgré-nous ont séjourné, ou y sont morts. Pour Sylvie Reff, la voie de la fiction est peut-être la mieux adaptée pour redonner chair à des destins individuels.


"Ces histoires vivent en nous depuis longtemps"

Enfant, Sylvie Reff entendait parler de Tambov par son père, son parrain, ses oncles… "Leurs récits se sont ancrés en nous, les enfants, et ont fermenté…", et aujourd'hui, il devient urgent de les noter pour ne pas oublier.


3000 jeunes Slaves déportées en Alsace

Mais le roman évoque aussi d'autres trajectoires humaines, d'autres drames : ces milliers de jeunes femmes slaves, des Polonaises, des Russes, des Ukrainiennes, contraintes par les nazis à venir en Alsace, travailler dans des usines de munitions. Et Ludmilla, la jeune grand-mère du roman, est à l'image de Valentina l'Ukrainienne, qui a fini sa vie solitaire dans le Pays de Hanau, et que Sylvie Reff a bien connue.


Souffrance et espoir

L'image de couverture,  à la fois sombre et porteuse d'espoir, attire certains lecteurs qui, ensuite, découvrent que le livre a été pour ainsi dire écrit pour eux. Des enfants de malgré-nous qui, très émus, contactent l'auteure pour lui dire à quel point son roman les touche. Un roman qui met en scène trois générations qui se cherchent, et se croisent parfois. Chacune avec ses propres blessures, mais un même profond désir.
 

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