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Saint-Louis, une ville qui grandit

Plusieurs bâtiments sont en cours de construction au quartier Concorde, à Saint-Louis. D'autres sont terminés et habités. / © V. Lemiesle
Plusieurs bâtiments sont en cours de construction au quartier Concorde, à Saint-Louis. D'autres sont terminés et habités. / © V. Lemiesle

Saint-Louis, ville moyenne située dans le secteur des Trois frontières, attire de plus en plus d’habitants. Ce phénomène a lieu depuis plusieurs années et va s’accentuer prochainement. 1200 logements verront le jour d’ici cinq ans.
 

Par Judith Jung

Aujourd’hui, la ville de Saint-Louis compte 21000 habitants. C’est 2000 habitants de plus qu’il y a cinq ans seulement. Pour faire face à la demande croissante et attirer encore plus d’habitants, la commune a donné son feu vert pour la construction de 1200 logements. Un quart des constructions a déjà débuté, certains bâtiments sont terminés. D’ici cinq ans, l’intégralité des constructions seront terminées. Celles-ci fleurissent un peu partout dans la ville. Le quartier Concorde, situé en face de la mairie, était un terrain vague. A présent, il accueille plusieurs bâtiments comprenant au total près de 200 logements.

Si la ville attire, c’est à cause de sa situation géographique. Saint-Louis se situe juste à la frontière avec Bâle, en Suisse, et seulement à quelques kilomètres de l’Allemagne. Les nouveaux arrivants sont souvent des frontaliers. A Bâle se situent notamment plusieurs grandes industries employant des milliers de personnes. Surtout, les deux villes sont reliées par des transports en commun. "Si vous prenez le bus ici à Saint-Louis, vous êtes dans le centre de Bâle en dix minutes", explique Patrick Harmuth, président du groupe Efco immo. En plus du bus, le tram 3, inauguré en décembre de l’année dernière, fait également la liaison.

Si la population est en hausse, le prix de l’immobilier l’est aussi. Il y a 20 ans, le mètre carré coûtait environ 2000 euros. Aujourd’hui, il dépasse les 3000 euros. Une hausse qui n’effraie pas les nouveaux arrivants. "Le prix a augmenté à Saint-Louis, mais il faut bien se dire qu’à Bâle, c’est 9000 ou 10000 francs suisses, le mètre carré", explique Patrick Harmuth.

Si la moitié des Ludoviciens travaille en Suisse, Jean-Marie Zoellé, le maire de Saint-Louis, souhaite que sa ville soit tout de même dynamique. Surtout, "nous faisons en sorte de suivre au niveau des infrastructures. Qui dit familles dit cantines, périscolaire, écoles… ", explique le maire. Plusieurs commerces ont ouvert ces derniers temps. D’autres sont en projet. "Dans peu de temps, un centre de sport et de loisirs va ouvrir. Ainsi, chacun pourra se défouler au bowling, au squash… ", assure Jean-Marie Zoellé. Ce qu’il souhaite, c’est améliorer la qualité de vie à Saint-Louis. Dans son collimateur : les voitures. En créant des terre-pleins fleuris et en réduisant les voies, il veut signaler aux voitures qu’"elles ne sont pas la priorité". Sa priorité justement, ce sont "les piétons". Pour piétonniser davantage la ville, "nous créons un pôle des services publics. C’est-à-dire que toutes les infrastructures qui sont disséminées dans la ville seront réunies dans un seul bâtiment de 4000 m²". Ainsi, le maire espère que "les gens viennent en voiture, la laissent sur un parking, puis font tout ce qu’ils ont à faire à pied".

Avec le développement des commerces, Jean-Marie Zoellé pense que Saint-Louis va définitivement perdre son image de "ville-dortoir". Pendant des années, la ville avait mauvaise réputation. "On entendait toujours dire qu’il n’y a rien à faire à Saint-Louis", confirme Fabrice Renner, gérant de la boutique "Au monde du vin". "Maintenant, depuis que des bistrots ont ouvert juste à côté de notre magasin, on remarque que les gens restent davantage le soir", estime-t-il. La hausse de la population réjouit les commerçants installés depuis longtemps dans la ville. D’ici cinq ans, Saint-Louis va accueillir environ 3000 nouveaux habitants. Pour les commerces, ce sont autant de clients potentiels.

 

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