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A Seebach, les frères Rott sont en pleine récolte de framboises : cette année, elles sont tardives en raison de la météo

La récolte de framboises a démarré fin mai et terminera fin juillet, soit une dizaine de jours plus tard que d'habitude. / © Jérôme Gosset
La récolte de framboises a démarré fin mai et terminera fin juillet, soit une dizaine de jours plus tard que d'habitude. / © Jérôme Gosset

Les frères Rott, installés à Seebach, comptent une vingtaine de saisonniers pour assurer la récolte des framboises. Ils font partie des plus gros producteurs de la région. Cette année, les framboises sont tardives en raison de la météo.

Par Muriel Kaiser

A Seebach, sur l'exploitation des frères Rott, une vingtaine de saisonners s'active. Chacun cueille 4 kg de framboises par heure. "Nous venons 6 jours sur 7, de 6h à midi. Le dimanche, je suis crevée !" s'amuse Simone Rohrbacher, saisonnière. Marguerite Rott renchérit : "nous nous amusons bien, c'est un vrai plaisir de retrouver les autres saisonniers chaque année". En effet, nombreux sont les saisonniers habitués, qui viennent depuis une dizaine d'années. Marguerite n'hésite d'ailleurs pas à partager son expérience : "il ne faut pas se contenter de ce que l'on voit. Beaucoup de framboises se situent sous les branchages. Mais tout dépend de la sorte, évidemment".

Cette année, la récolte a démarré tardivement. La faute à la météo, comme l'explique Jean-Luc Rott, gérant de l'exploitation : "le mois de mai a été particulièrement mauvais, avec peu de soleil. Cela a eu des conséquences sur les framboises. Les premières n'étaient pas très bonnes, elles étaient fades. A présent, elles sont bien plus savoureuses !". La famille Rott a du recul : Théo Rott, le père de Jean-Luc et Damien, a fondé l'entreprise en 1972. Il a tout de suite commencé avec des fruits. "Mon père avait des animaux et du tabac, mais cela ne me convenait pas. La première année, j'ai tout de suite planté un hectare de framboises", explique-t-il.

La plupart des saisonniers sont des habitués qui viennent chaque année prêter main forte lors de la récolte. / © Jérôme Gosset
La plupart des saisonniers sont des habitués qui viennent chaque année prêter main forte lors de la récolte. / © Jérôme Gosset


A présent, la famille Rott fait partie des plus gros producteurs de la région avec 10 à 12 tonnes de framboises. Les fruits sont livrés par Damien Rott à des grossistes et des centrales d'achat. Les framboises sont ensuite vendus dans différents magasins du Grand Est. Mais la vente se fait également de manière directe. Ainsi, Charlotte Walter, directrice de l'hôtel-restaurant Le Cleebourg, à Rott, se fournit chez les producteurs depuis l'ouverture de son établissement en 2014. "J'apprécie la qualité de leurs fruits, et puis j'essaye de faire travailler au maximum des gens locaux", confie-t-elle. Elle adapte donc ses menus à la saisonnalité. En ce moment, "j'utilise les framboises pour des tartelettes ou des coulis", relate-t-elle. Elle se sert également des petits fruits pour décorer certains plats.

La récolte de framboises se terminera dans quelques jours, entre le 20 et le 25 juillet, soit 15 jours plus tard que d'ordinaire. Cette année, pour la première fois, les frères Rott comptent des vajolets parmi leurs variétés de framboises. "C'est une toute nouvelle sorte qui vient à peine d'arriver en France. Il s'agit de grandes framboises, brillantes et sucrées. Elles correspondent exactement à la demande de nos clients", rapporte Damien Rott. "Cette variété est très prometteuse. Mais nous attendons deux à trois années pour avoir du recul. On ne peut pas se fier qu'à cette seule récolte", précise-t-il.

Les frères Rott ont planté des kiwis il y a deux ans. Cet automne aura lieu la première récolte. / © Jérôme Gosset
Les frères Rott ont planté des kiwis il y a deux ans. Cet automne aura lieu la première récolte. / © Jérôme Gosset


Si les frères Rott entendent bien continuer de cultiver des fruits conventionnels, ils n'hésitent pas à se lancer dans de nouveaux projets. Il y a deux ans, ils ont planté des kiwis sur une petite parcelle. "On ne savait pas quoi faire de ce terrain vu sa superficie et sa localisation - juste à côté du village", explique Jean-Luc Rott. "J'ai appris par hasard que les kiwis n'ont pas besoin d'être traités. On s'est dit que c'était le moment pour se lancer. Il s'agit d'une parcelle test, pour voir ce que ça donne !" dit-il, enthousiaste. Réponse dans quelques mois : la première récolte se fera en automne.