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Canicule : comment les urgences de Colmar gèrent-t-elles le pic de chaleur ?

La salle d'attente des urgences de l'hôpital Pasteur à Colmar, le 5 août 201 / © France 3 Alsace
La salle d'attente des urgences de l'hôpital Pasteur à Colmar, le 5 août 201 / © France 3 Alsace

L'Alsace se trouve en vigilance canicule depuis le 31 juillet. Si les grandes chaleurs sont susceptibles d'affaiblir voire de mettre en péril la santé des personnes les plus fragiles, ce risque est anticipé à l'hôpital Pasteur de Colmar. 

Par ML

Des températures qui dépassent les 30°C la journée, 20°C la nuit. Depuis plusieurs jours et pour la deuxième fois depuis le début de l’été, la canicule s’est installée en Alsace. Dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, l’alerte de niveau 3 devrait encore s’étendre jusqu’en milieu de semaine prochaine.
 

Cette chaleur qui dure affaiblit les organismes, notamment des populations les plus sensibles – personnes âgées, enfants, femmes enceintes en tête. Au service d’urgences de l’hôpital Pasteur de Colmar, si la situation est sous étroite surveillance, aucun pic d’affluence n’a pour l’instant été observé. Un constat partagé au niveau national : "environ 4% des passages aux urgences, ces derniers jours, sont liés à la canicule", a confirmé la ministre de la Santé Agnès Buzyn en conférence de presse ce dimanche. 
 
 

"Les gens ne viennent pas pour la chaleur"


« Aux urgences, les gens ne viennent pas pour la chaleur spécialement, expose Eric Nicaud, praticien hospitalier au service d’accueil des urgences. Ils viennent soit pour un malaise, soit pour une accentuation des troubles de leur pathologie. La chaleur peut activer ou en tout cas déséquilibrer leur état physiologique qui était stabilisé par un traitement. »
 

Canicule : comment les urgences de Colmar gèrent-t-elles le pic de chaleur ?
Reportage de Marine Candel, Etienne Breil et Andrea Pica. Avec Eric Nicaud, praticien hospitalier au service d’accueil des urgences de l'hôpital Pasteur, et Christine Fiat, directrice des hôpitaux civils de Colmar - France 3 Alsace


Depuis plusieurs années, les hôpitaux se préparent en amont à une aggravation de l’état de santé des personnes fragiles. Dans la salle d’attente, bouteilles d’eau et gobelets sont à disposition pour encourager les patients à s’hydrater. La climatisation, refaite il y a trois ans, permet également de garder ces espaces au frais.
 


Leçons de 2003


« Je pense qu'on est plus en 2003, assène Christine Fiat, directrice des hôpitaux civils de Colmar. En 2003, on a été pris par l’effet de surprise. Je pense que l’ensemble des hôpitaux ont anticipé les phénomènes de canicule. On essaye de faire au mieux. Les gens sont calmes, c’est serein. »
 


Cet été-là, près 15 000 personnes étaient mortes en France du fait des grandes chaleurs, selon un rapport commandé par le ministère de la Santé. Depuis, les conseils de prévention sont émis en boucle par les autorités : s’hydrater régulièrement, manger correctement, réduire l’activité physique et surtout, prendre des nouvelles régulières de ses proches vulnérables.

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