Colmar : opération séduction de la patrouille de France devant une centaine de lycéens

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Écrit par Nadine Ly

Une centaine de collégiens et lycéens alsaciens ont rencontré ce mardi 25 mai des pilotes de la patrouille de France à l’aérodrome de Colmar. Une opération séduction de l’armée de l’air qui recrute chaque année en France plus 3.000 aviateurs.

C’est une rencontre exceptionnelle. 110 collégiens et lycéens venus de toute l’Alsace ont pu s’entretenir avec des pilotes de la patrouille de France ce mardi 25 mai à l’aérodrome de Colmar.

Des échanges privilégiés avec des professionnels chevronnés. "Rien de tel que de rencontrer nos pilotes, de voir nos machines pour susciter des vocations", explique le lieutenant Thierry Launey, chargé du recrutement de l’armée de l’air en Alsace.

Côté machines, les élèves ont été servis. Ils en ont pris plein la vue. Le spectacle a débuté à 10h30 dans le ciel de Colmar. Partis de leur base de Salon-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, les huit Alpha jets de la patrouille de France ont paradé en formation serrée au-dessus de la ville, dessinant, comme il se doit, les couleurs du drapeau. Puis quatre d’entre eux se sont posés sur l’aérodrome de Colmar. Les pilotes et leurs mécaniciens sont allés à la rencontre des élèves. Sur la piste, il y avait aussi un Pilatus PC-21, l’avion-école de l’armée de l’air qui reproduit l’interface d’un avion de chasse ou encore un Casa, un avion de transport militaire.

 

3.000 aviateurs dont 100 pilotes recrutés chaque année

Un déploiement à la hauteur des besoins de recrutement de l’armée de l’air. « Chaque année, nous recrutons plus de 3000 aviateurs,  de la 3e à bac+5 », précise le lieutenant Thierry Launey. Une cinquantaine de métiers sont accessibles, de la mécanique, à l’électronique en passant par les télécommunications, la cuisine ou encore la comptabilité.

Quant aux fameux pilotes, une centaine est recrutée chaque année. Les candidats doivent avoir le baccalauréat et réussir des tests de sélection. Direction ensuite Salon-de-Provence pour une formation minimale de trois ans.

Les besoins de personnel ont presque doublé en dix ans. "Il a fallu accroître nos forces à partir de 2015 lorsque nous sommes entrés en guerre contre le terrorisme", rappelle le lieutenant Thierry Launey. Et de fait, les aviateurs sont  présents sur les théâtres d'opérations extérieures de la France, notamment au Sahel.

Il est donc essentiel pour l’armée de l’air de se faire connaître des élèves, notamment en Alsace, où la dernière base aérienne militaire, celle de Colmar-Meyenheim, a plié bagage voilà plus de dix ans.