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Mort d'une fillette après ablation des amygdales : la clinique des 3 Frontières mise en examen

La polyclinique des Trois Frontières à Saint-Louis. / © Denis Sollier, Maxppp
La polyclinique des Trois Frontières à Saint-Louis. / © Denis Sollier, Maxppp

Trois mois après le chirurgien et le médecin anesthésiste, la clinique des 3 Frontières de Saint-Louis a été mise en examen pour homicide involontaire, ce mardi, pour la mort de Stella. La petite fille de quatre ans est décédée le 3 novembre dernier, des suites d'une ablation des amygdales.
 

Par Marc Schmitt

C'est un pas supplémentaire dans l'examen de la chaîne des responsabilités qui a conduit à la mort de la petite Stella. Trois mois après le chirurgien et le médecin anesthésiste, c'est la clinique des 3 Frontières de Saint-Louis qui a été mise en examen ce mardi pour homicide involontaire, suite à la mort de la fillette.

L'enfant de quatre ans était entrée à la clinique des 3 Frontières, le 29 octobre dernier, pour une ablation des amygdales. Mais des complications, mal gérées par l'équipe soignante, ont conduit à son décès au CHU de Strasbourg, le 3 novembre. Interrogée quelques jours après le décès, la direction de la clinique avait indiqué : "les équipes expérimentées ont oeuvré tout à fait normalement"
 

"La formation du personnel présentait des lacunes et des manquements"

Mais, pour les parties civiles, les responsabilités dépassent le rôle du chirurgien et du médecin anesthésiste. "Il y aurait selon moi une responsabilité directe. Elle pourrait être celle du médecin chirurgien qui n'a pas assumé comme il convenait le suivi post-opératoire. Par ailleurs, il y aurait une causalité indirecte, c'est à dire une mauvaise organisation de la clinique. Je pense que la formation du personnel présentait des lacunes et des manquements. Je pense également que la clinique ne disposait pas de tous les instruments médicaux nécessaires au traitement des enfants", explique Me  Thierry Moser, l'avocat de la famille de Stella.
 

Possible renvoi devant le tribunal correctionnel

La mise en examen du groupement hospitalier, auquel appartient la clinique, permettra au juge d'instruction d'explorer les responsabilités collectives et de mettre en évidence d'éventuels manquements. Si les éléments sont suffisants, il pourra alors décider du renvoi de la clinique devant le tribunal correctionnel.
 



 

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