EN IMAGES. Suisse : les abris antiatomiques toujours entretenus pour accueillir 9 millions d'habitants

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En cas de menace nucléaire, d'irradiation ou de pollution, la Suisse dispose de suffisamment d'abris pour protéger la totalité de sa population. La plupart sont aménagés dans des caves d'immeuble ou de maison, les autres dans des bâtiments publics. A Bâle, une équipe de France 3 a pu visiter deux d'entre eux.

La Suisse dispose de quelque 365.000 abris privés et publics, représentant environ 9 millions de places protégées. Suffisamment pour protéger en urgence la totalité de la population en cas de menace nucléaire ou contre les effets des armes modernes. C'est l'application du principe suisse "une place protégée par habitant".

La plupart sont des abris privés aménagés dans la cave d’une maison individuelle ou d’un immeuble. Un tel abri offre généralement une place protégée pour 5 à 50 personnes. Les autres, généralement installés dans des bâtiments publics, sont gérés par la protection civile.

A Bâle, une équipe de France 3 Alsace a pu se rendre dans deux d'entre eux. Visite en images.

On commence par un abri antiatomique privé utilisé comme cave à Pratteln, dans la banlieue de Bâle.

Les abris sont conçus de telle sorte qu’ils permettent des séjours de courte durée ou des séjours prolongés (de quelques heures à plusieurs jours). La population doit être en mesure de s’auto-ravitailler pendant plusieurs jours sans aide extérieure.

Pour les abris situés dans les immeubles privés, il n'y a pas de prescription en matière de stock de denrées alimentaires. L’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays (OFAE) conseille de constituer des provisions pour environ une semaine. La loi exige par contre des toilettes, une arrivée d'air frais et suffisamment de couchettes. 

On poursuit notre visite avec l'un des 63 abris publics de Bâle. Il s'agit d'un abri laboratoire de la protection civile d'une capacité de 100 personnes. 

C'est de cet abri que sont menés les prélèvements et analyses à l'extérieur en cas de menace nucléaire, chimique ou bactériologique. 

L'abri est entièrement autonome en eau et en énergie. Neuf litres d’eau par personne sont stockés, auxquels s’ajoutent les médicaments essentiels. Au-delà de cette période et dans des cas particuliers, les autorités peuvent distribuer des denrées alimentaires, de l’eau et d’autres biens de base.

Les coûts de réalisation, d'équipement et d'entretien des abris privés sont à la charge des propriétaires. Ceux des abris publics sont assumés par les communes.

L’attribution des abris est communiquée lorsque la situation en matière de politique de sécurité l’exige. Les cantons et les communes sont tenus de gérer la planification d’attribution et de la tenir à jour régulièrement.