Mulhouse : les bébés animaux nés au parc zoologique vont vous faire rêver

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De nombreuses familles se sont agrandies dans les enclos du parc zoologique de Mulhouse ce printemps. Des bébés ouistitis pygmées mais aussi gibbons ou nandous ont vu le jour pour le plus grand bonheur des parents, des soignants et du public.

Ils communiquent par leurs vocalises. C'est donc sans doute en chantant que Chloé et Dan, un couple de gibbons ont accueilli leur huitième bébé, né le 18 avril au parc zoologique de Mulhouse. Il faut dire qu'ils sont respectivement âgés de 32 et 30 ans. Les gibbons n'ont pas de queue mais de très longs bras qui leur permettent de se mouvoir avec aisance dans les arbres.

D'autres naissances ont par ailleurs eu lieu ce printemps 2022. A commencer par une portée d'une dizaine de nandous, cette espèce d'oiseau présente en Amérique qui ne peut pas voler. Les bébés sont nés entre le 6 avril et le 4 mai, c'est la deuxième portée du couple d'heureux parents. Il faut savoir que les papas nandous sont très présents pour leurs petits.

Dans le même temps, deux bébés loutres ont pointé le bout de leur museau mais ne seront visibles du public qu'à partir de début juin, le temps de grandir un peu grâce aux soins prodigués par l'équipe du parc zoologique et par leurs parents, Mei-Mei et Pei-Pei dont c'est la 5e portée. "On laisse la maman gérer leur croissance, explique Alexandre Petry, responsable animalier du parc zoologique. Les loutrons sont pour l'instant cachés dans des catiches, des abris qui les protègent".

Pas encore visibles non plus deux chatons des sables qui vont grandir à l'abri des regards encore un mois.

Des espèces qui font partie de programmes européens d'élevage

Un peu plus tôt, le 17 décembre 2021, c'est un bébé tatou qui déboulait dans la vie de ses parents. Il naît aveugle mais est très vite capable de marcher et de se rouler en boule en même temps que sa carapace se développe.

Le parc zoologique, crée en 1868 et réparti sur 25 hectares, abrite 158 espèces dont 87 font partie d'un programme européen d'élevage, un programme qui permet d'offrir des conditions optimales de reproduction.

C'est l'une des missions fondamentales du parc. Les gibbons à favoris roux par exemple sont une espèce menacée. Permettre leur reproduction constitue donc une première mission de conservation. Impossible en revanche de les réintroduire dans leur milieu naturel.

Sensibiliser la population

"Leur milieu n'est pas prêt pour les accueillir, détaille Alexandre Petry. En revanche nous participons à la conservation des individus existants. Pour les gibbons, nous soutenons financièrement l'association Anoulak qui intervient au Vietnam et au Cambodge pour mieux connaître l'espèce, protéger la forêt qui l'abrite et sensibiliser la population locale pour limiter les prélèvements."

Pareil pour la loutre, qui est classée espèce vulnérable. Très à la mode en ce moment, elle est prisée par les particuliers qui en font leur animal de compagnie. "Sauf que la loutre ne survit pas longtemps chez un particulier, déplore Alexandre Petry, c'est une catastrophe! Sans compter la perte de leur habitat liée à la pollution du milieu et à la déforestation".

Les naissances au parc zoologique sont très encadrées. On choisit les couples reproducteurs avec minutie pour obtenir une santé génétique optimale. "Quand un couple se reproduit, c'est une belle victoire pour nous, s'enthousiasme Alexandre Petry. C'est déjà un signe de bien-être et les animateurs peuvent encore davantage émerveiller le public pour une plus grande sensibilisation." Eduquer la population pour que chacun devienne un protecteur des espèces animales.