Les précautions de l'Institut Godinot

L'Institut Jean-Godinot à Reims, centre régional de lutte contre le cancer. / © France 3 Champagne-Ardenne
L'Institut Jean-Godinot à Reims, centre régional de lutte contre le cancer. / © France 3 Champagne-Ardenne

Le centre de lutte contre le cancer n'a posé que 12 prothèses PIP en 2008 avant de cesser de les utiliser.

Par CD & AH

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Prothèses PIP : l'Institut Godinot avait pris les

L'Institut Jean Godinot a cessé de poser ses prothèses de fabrication varoise après 2008. Dès le retrait du marché par l'Afssaps en mars 2010, l'établissement a proposé de retirer ces implants aux patientes concernées.

 En 2008, 12 prothèses de la marque PIP ont été posées sur 11 patientes dans ce centre régional de lutte contre le cancer. Puis les trois chirurgiens de l'établissement ont pris la décision d'arrêter de les utiliser, n'étant pas satisfaits de la qualité cette prothèse, selon l'Institut Jean-Godinot.

• Le 31 mars 2010, l'Afssaps retire officiellement du marché les prothèses de la société varoise Poly Implant Prothèse. L'Institut Godinot rappelle aussitôt les onze patientes concernées pour leur proposer un examen et un retrait. Dix d'entre elles ont accepté, le retrait a donc eu lieu en 2010.

Une onzième et dernière patiente a préféré garder sa prothèse, elle est suivie régulièrement par l'équipe médicale.

L'établissement réalise chaque année 600 interventions liées au cancer du sein, dont une centaine de poses de prothèses mammaires en chirurgie reconstructive.

L'Institut Jean-Godinot  dit recevoir actuellement beaucoup d'appels de patientes inquiètes.

Pour plus d'informations :

Le ministère de la santé a mis à disposition un numéro vert : 0800 636 636

Voir également le site de l'Afssaps.

Les risques liés aux prothèses PIP

La société varoise Poly Implant Prothèse a fabriqué des prothèses mammaires avec un gel de mauvaise qualité pour faire baisser ses coûts de production. Elle a utilisé un produit, habituellement réservé au milieu industriel, dix fois moins coûteux que le gel conforme.

Le problème, c'est qu'il fragilise l'enveloppe de la prothèse et entraîne des risques accrus de fissures. Le silicone peut s'échapper de l'implant et provoquer des inflammations plus ou moins importantes.

L'escroquerie a été découverte en mars 2010. L'agence française de sécurité sanitaire a alors exigé le retrait de ces prothèses du marché.

L'affaire est revenue à la Une de l'actualité fin novembre après le signalement de plusieurs cas de cancers suspects détectés chez des femmes ayant eu des prothèses PIP. Et notamment, le décès de l'une d'entre elles, âgée de 53 ans, qui a succombé à une forme rare de cancer, un lymphome du sein.

Des experts du groupe de travail de l'Institut national du cancer (Inca) étudient ces cas. Leur rapport est attendu le 23 décembre. En fonction des conclusions de celui-ci, le ministère de la santé pourrait recommander l'extraction de toutes les prothèses PIP implantées. Cela concerne 30 000 femmes. 6000 avaient été opérées dans le cadre d'une reconstruction mammaire après ablation, pour les 24 000 autres il s'agissait de chirurgie esthétique.

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