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Strasbourg : le“petit Bayrou”

En 2002, il voulait faire les poches du candidat Bayrou,10 ans plus tard il est condamné pour outrage à agent

Par Monique SEEMANN

La campagne de la Présidentielle a parfois de curieuses coincidences. Il y a 10 ans en 2002 un petit garçon de 11 ans, à Strasbourg a été corrigé et sermonné par le candidat Bayrou parce qu'il avait tenté de lui faire les poches.

Ces images avaient fait le tour de France.Nouvelle campagne en 2012 , le  petit garçon a grandi .Il a aujourd'hui 21 ans. Il a été jugé hier pour des incidents avec des policiers . Il a écopé de quatre mois de prison ferme pour outrage à agent .D'une campage à l'autre  il  fait le buzz, bien malgré lui.

La dépêche de l'AFP

Le jeune garçon giflé par François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2002 à Strasbourg alors qu'il essayait de "faire les poches" du candidat a été condamné, dix ans après, pour des outrage et violences lors d'une altercation avec des policiers, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.
 Le jeune homme aujourd'hui âgé de 21 ans a été condamné lundi à quatre mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Strasbourg qui n'a pas requis de mandat de dépôt, a précisé son conseil, Me Thomas Beaugrand, confirmant une information des Dernières Nouvelles d'Alsace.
 Selon Me Beaugrand, il a reconnu avoir insulté des policiers qui avaient aspergé son père de gaz lacrymogène lors d'un attroupement en juillet dans une cité de la Meinau, dans le sud de la ville. Il a toutefois nié avoir jeté des objets sur les agents.
 Celui que tout son quartier surnomme "Bayrou" depuis la claque de 2002 avait déjà six condamnations à son casier judiciaire, dont une pour outrage, ce qui lui valait de comparaître sous le coup de la récidive.  En 2002, alors âgé de 11 ans, le petit garçon avait reçu sous l'oeil des caméras une gifle de François Bayrou alors qu'un attroupement s'était formé autour du candidat qui tentait de dialoguer avec un groupe de jeunes d'un quartier sensible.  "Tu me fais pas les poches", lui avait lancé le candidat à la présidentielle qui portait à cette époque les couleurs de l'UDF.  François Bayrou avait estimé quelques jours après que cette
gifle était "un geste de père de famille (...) sans gravité". "Ce surnom le stigmatise un peu vis a vis des forces de l'ordre, cela le rend visible, a expliqué à l'AFP l'avocat. Bien sûr, il tire une petite fierté d'avoir eu son heure de gloire mais cela lui a aussi porté préjudice".  Il a notamment passé huit mois et demi en détention provisoire dans une affaire de trafic de drogue, avant d'être innocenté lors du procès en mars 2011, a rappelé Me Beaugrand.
AFP 

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