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Un livre sur la princesse de Wissembourg

Deux passionnés d'histoire unissent leurs connaissances pour honorer la mémoire de l'épouse de Louis XV

Par Maxime Villirillo

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Wissembourg : hommage à l'épouse de Louis XV

Maria Leszsczinska, fille du roi de Pologne Stanislas Lescszcinski, devint l'épouse de Louis XV. Elle vécut quelques années à Wissembourg et résida quelques fois à Saverne. Un passionné de la ville et journaliste, associé à une chorégraphe metteur-en-scène, sortent un livre : il faut marier Maria.

Maria Leszsczinska, fille du roi de Pologne Stanislas Lescszcinski, devint l'épouse de Louis XV. Elle vécut quelques années à Wissembourg et résida quelques fois à Saverne. Un passionné de la ville et journaliste, associé à une chorégraphe metteur-en-scène, sortent un livre : il faut marier Maria.

Marie Leszczyńska a toujours conservé des liens étroits avec son père, qui s'est chargé lui-même de son éducation alors qu'il était en exil.

Née alors que son père avait été placé sur le trône polonais par les armées de Charles XII de Suède, elle le suivit dans ses exils dès l'année suivante. Elle confia à Voltaire qu'elle avait failli être oubliée par les femmes chargées de préparer la fuite du roi: au moment de partir l'une d'elle avisa un tas de linges qui gisait dans la cour et alla le ramasser : c'était la petite Marie dans ses langes.

Exilée d'abord dans la principauté de Deux-Ponts (Zweibrücken), propriété du roi de Suède, puis dans la ville alsacienne de Wissembourg suite à de nombreuses tractations politiques, elle est d'abord pressentie en 1721 par un jeune officier français mais celui-ci n'étant pas au moins duc, son père refuse. On songe alors au prince de Schwarzenberg, noble de Bohême mais celui-ci préfère une candidate plus argentée. Elle est alors convoitée par le marquis de Courtanvaux, petit-fils de Louvois, mais le roi Stanislas refuse à nouveau un prétendant qui n'est pas duc.

Chose plus sérieuse, bien plus brillante et alléchante pour l'ex-roi Stanislas, le duc de Bourbon, prince du sang, veuf et sans enfant de sa cousine Marie-Anne de Bourbon-Conti, alors premier ministre du royaume de France.

Cette idée n'est pas du duc -il en a très peu- mais de sa maîtresse, la marquise de Prie. Ambitieuse, la jolie marquise pense qu'une princesse sortie du ruisseau ne lui portera pas ombrage. D'après ses plans, la future reine ne pourrait que lui être reconnaissante et accorder sa protection au duc, promoteur officiel du mariage royal. Par contrecoup, le duc n'en serait que plus dépendant de la marquise et la souveraine, la garante de la perennité de l'empire que la marquise exerce tant sur son amant que sur la politique et les affaires mais le projet prend une autre tournure.

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