Le salon de l'érotisme de Châlons refait le plein

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Organisé du vendredi 13 au dimanche 15 mai, le salon de l'érotisme de Châlons-en-Champagne (Marne) n'avait pas eu lieu depuis 2007. Pour son grand retour, il a fait le plein de visiteurs et de visiteuses, que ce soit en couple ou en solitaire.

Il faisait chaud dehors... et dedans aussi. Le salon de l'érotisme de Châlons-en-Champagne (Marne) a fait son grand retour.

Il avait lieu du vendredi 13 au dimanche 15 mai 2022. Et cela faisait depuis 2007, soit 15 ans, qu'il n'avait pas ouvert.

L'évènement a eu lieu au Capitole en Champagne. Il est vrai que le public est plus habitué à s'y rendre pour la foire de Châlons (voir sur la carte ci-dessous).


Mais celui qui est droit dans ses bottes, c'est Bruno Forget, patron de l'Union commerciale, industrielle, et artisanale de Châlons-en-Champagne (UCIA). Au micro de Houari Ayadi, journaliste à France 3 Champagne-Ardenne, le co-organisateur assume cette première participation de son institution. "Les règles sont respectées. Pourquoi dire non ? Il faut se désinhiber. On veut que les gens soient heureux : on y va même si le prisme est particulier, et on fait du commerce."

Plaisir et mercantilisme

Les affaires, c'est les affaires. Il y a clairement des sous à gagner : le marché mondial de l'érotisme pèserait 50 milliards de dollars. Et la France est bien placée sur le podium.


Celle qui l'a compris, c'est la co-organisatrice du salon, l'artiste érotique Missy Charme (qui est originaire du département). "En Belgique, les gens sont plus ouverts. Là, un peu moins... Alors qu'il n'y a rien de sale." Les mentalités évoluent clairement. À Strasbourg (Bas-Rhin), par exemple, une entrepreneuse a même ouvert un love store... avec sa mère.

Pendant trois jours, les visiteurs et visiteuses ont pu se renseigner sans tabou : célibataires comme couples, novices comme spécialistes. Voire acquérir de la lingerie, des films, des bougies, divers accessoires sympathiques, ou encore des jouets sexuels (sextoys). Il y avait aussi... un stand de bonbons.


Et tant qu'à faire, il était aussi possible de rencontrer des professionnelles et professionnels du secteur qui ont défilé sur scène (avec un minimum décence républicaine, bien sûr). Et de se faire une idée du milieu, éloignée des préjugés et des fantasmes... si l'on ose dire.

Pour aller plus loin, tant qu'on aborde des sujets en dessous de la ceinture, parlons de Braquemart. Non, ce n'est pas ce que vous croyez : il s'agit d'une nouvelle marque normande de sous-vêtements "adaptés à la taille des parties intimes des hommes". Quand on vous dit qu'il y a un marché...