Un gynécologue mis en examen pour viol et agressions sexuelles à Châlons-en-Champagne

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Écrit par Matti Faye

Cinq victimes ont été recensées par le parquet. Le professionnel de santé n'a plus la possibilité d'exercer. Il conteste les faits.

Un médecin gynécologue exerçant à Châlons-en-Champagne, dans la Marne, a été mis en examen pour viol aggravé et agressions sexuelles aggravées. L'information, dévoilée par le journal L'Union mardi 24 mai, nous a été confirmée par la procureure de la République de Châlons-en-Champagne, Ombeline Mahuzier.

Cinq victimes ont été recensées à ce jour. L'homme, dont la mise en examen remonte au début du mois de mai, n'a plus l'autorisation d'exercer et ne peut pas non plus quitter le territoire alors que l'enquête se poursuit. Son contrôle judiciaire lui interdit d'entrer en contact avec les plaignantes, comme nous l'a indiqué la procureure.

Premier signalement en 2019

Une première plainte, déposée par une patiente en mars 2019, avait été classée sans suite car les éléments n'étaient pas suffisants. Un an plus tard, en mai 2020, une deuxième personne a déposé plainte pour des faits similaires. L'enquête a donc repris et a permis de mettre au jour de nouveaux témoignages.

"Ce sont des actes effectués à l'occasion de consultations de gynécologie et qui ne présentent ni de nécessité médicale, ni les modalités habituelles", nous précise la procureure qui ajoute qu'un signalement émanant de l'Ordre des médecins lui est parvenu au mois d'octobre 2021, alors que l'enquête était déjà bien avancée. Dans cet écrit, plusieurs médecins rapportaient les propos de patientes qui s'étaient plaintes du comportement de ce professionnel de santé. Le document a été joint au dossier.

Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle. Mais s'il est "commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions", la peine est portée à vingt ans, comme l'indique le code pénal. C'est bien pour cela que l'homme a été mis en examen pour viol aggravé et agressions sexuelles aggravées, car sa qualité de médecin le plaçait dans une situation d'autorité vis-à-vis de ses patientes. Il conteste les faits.