Histoires 14-18 : les mascottes russes

© - Collection du musée du Fort de la Pompelle
- BDIC Fonds Valois
- Gallica BNF
- Pathé Gaumont
© - Collection du musée du Fort de la Pompelle - BDIC Fonds Valois - Gallica BNF - Pathé Gaumont

1916. Envoyé par Nicolas II, un corps expéditionnaire russe arrive dans la Marne : deux brigades d’infanterie en tout. Des hommes, un peu fétichistes, qui emporteront en plus de leur équipement militaire tout une série de mascottes dont un ours et de très jeunes enfants…  

Par France 3

Un long voyage vers la Marne

Saigon, Djibouti, Marseille via le canal de Suez… Pour arriver jusqu’en Champagne, le voyage prends plusieurs mois.
Sur les bateaux et dans les trains parmi les 20 000 soldats, une invitée de marque : l’ours MICHKA, le porte bonheur du corps expéditionnaire, acheté par les officiers eux-mêmes.
Pendant toute la guerre, le plantigrade, aussi impressionnant qu’attachant, va vivre au milieu des troupes. Une distraction salutaire pour le moral des soldats, leur permettant d’oublier pour un temps le mal du pays…

Un ours et des enfants

En plus de l’ours Michka, sur les photographies d’époques, les soldats russes mettent en avant d’autres de leurs mascottes, humaines celles-ci : des enfants, âgés d’une dizaine d’année seulement, posent fièrement en habit de soldats.D’où venaient-ils ? Quel était leur rôle au sein des brigades ?
Peu d’informations existent sur le sujet même si il semblerait que ces enfants, sortes de gavroches russes, aient été orphelins dans leur grande majorité…
Préservés des combats, placés dans des orchestres militaires, certains firent quand même preuve de bravoure sur le front…et terminèrent la guerre avec le grade de caporal


Avec la révolution russe et le début de la guerre civile, le destin de ces enfants mascottes se perd dans les méandres de l’Histoire…
L’ours Michka, lui, qui avait comme marraine de guerre la chanteuse et actrice française Mistinguette, restera en France et finira tranquillement sa vie au jardin d’acclimatation de Paris.


Histoires 14-18 : les mascottes russes
Source archives : - Collection du musée du Fort de la Pompelle - BDIC Fonds Valois - Gallica BNF - Pathé Gaumont  - France 3 - M. Guillerot

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