Innocence en danger : « après le décès du petit Tony, il faut créer l’électrochoc »

Témoignage des voisins de la famille de Tony
Trois jours après le décès du petit Tony à Reims, un très fort sentiment de culpabilité qui a envahi les habitants même de l’immeuble ou s’est déroulé le drame. Ils savaient, ils entendaient, mais ils n’ont rien fait, ou pas assez. - France 3 Champagne-Ardenne - Pol-Rémy Barjavel, Yves Olivier Ebé, Xavier Claeys, Patrice Blot

Après les morts de Fiona et de Tony, l’association « Innocence en danger » réagit par l’intermédiaire de son avocate Maitre Marie Grimaud. L’association va rédiger un texte visant à durcir la peine pour l’infraction de non-assistance à personne en danger.

Par Isabelle Forboteaux

Ce sera chose faite dans quelques jours. L’association « Innocence en danger » enverra, aux députés et sénateurs, un texte proposant de durcir la peine concernant les infractions de non-assistance à personne en danger. Notamment lorsque les affaires concernent des violences faites aux enfants par ascendant familial. Aujourd’hui cette infraction est punissable de 5 ans de prison mais ne comporte pas de circonstance aggravante.

« La société ne comprend plus ces décisions de justice », dit maître Grimaud, l’avocate de l’association « Innocence en danger ». « Il faut créer un électrochoc et lever les tabous. L’idée qu’une mère peut être active dans la mort de son enfant est encore difficile à accepter. Nous faisons face à une évolution des actes criminels et nous devons pouvoir y répondre avec des textes adaptés »« On ne peut plus supporter d’assister à la mort d’enfants. C’est le rôle de chacun d’alerter ».

Sous peine d’être condamné pour non-assistance à personne en danger, mais aussi pour non-dénonciation.

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