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13 novembre. L'hommage à Manuel Dias, victime rémoise du Stade de France, aux côtés de sa famille

Deux ans après sa mort lors des attentats, la mémoire de Manuel Dias a été saluée par le président de la République, ce 13 novembre 2017. Le chauffeur de bus rémois, première des 130 victimes des attaques du 13-novembre, a été tué dans l'explosion d'un kamikaze sur l'esplanade du Stade de France.
Voici deux ans, jour pour jour, que Manuel Dias est tombé devant le Stade de France. Devant la plaque apposée sur l'esplanade de l'enceinte sportive pour le premier anniversaire du drame du 13-Novembre, le président de la République Emmanuel Macron est venu saluer la mémoire du chauffeur de bus rémois. 

Arrivé à 9h15 devant le Stade de France, à Saint-Denis, le chef de l'État est resté une dizaine de minutes sur place, en compagnie de François Hollande et du maire de la ville, Laurent Russier. Une minute de silence a été respectée lors de la cérémonie, voulue très sobre par les familles de la victime et des blessés.


Un défunt et des personnes marquées à vie

"De nombreux blessés se trouvaient autour de moi, indique Sophie Dias, la fille du Rémois défunt. "Il ne faut pas les oublier. Ce sont des personnes marquées à vie, qui sont en fauteuil roulant, qui ne peuvent plus aller à la plage car sont criblés de balles... C'est aussi ça la réalité du site de Saint-Denis et c'est important qu'une voix puisse la porter. C'est mon combat quotidien."



Son frère, Michaël Dias, a longuement hésité à venir à la cérémonie d'hommage officielle à son père. Il est finalement venu mais est resté en retrait. Pour lui, le président de la République fait preuve de condescendance envers les victimes du 13-Novembre. "Les familles sont laissées pour compte, certaines n'ont toujours pas été indemnisée deux ans après, regrète le fils de la victime. Emmanuel Macron a supprimé le secrétariat d'État d'aides aux victimes, donc nous n'avons plus d'interlocuteur."


La première des 130 victimes

Le 13 novembre 2015, la vie du chauffeur de bus rémois fut la première des 130 emportées par les commandos de terroristes deployés à Saint-Denis et dans le 11e arrondissement de la capitale. Âgé de 63 ans, Manuel Dias, qui avait conduit plusieurs supporters assister au match France-Allemagne, a été happé par l'explosion du kamikaze devant l'esplanade du Stade de France.

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Rappel des faits attentats du 13 novembre 2015 à Paris au Stade de France ©France 3 Champagne-Ardenne


Après la cérémonie dyonisienne, Emmanuel Macron s'est rendu sur les autres lieux touchés par les attentats du 13-Novembre. Dans le 11e arrondissement de Paris, il s'est recueilli en compagnie d'Anne Hidalgo devant les terrasses des bar et restaurants du Carillon, du Petit cambodge, de La belle équipe et du Comptoir Voltaire, avant de gagner le Bataclan, salle de spectacle où 90 personnes trouvèrent la mort.

Le Grand Est a été particulièrement endeuillé par les fusillades du 13 novembre 2015. Après l'attaque du Stade de France qui a coûté la vie au Rémois Manuel Dias, celle du Bataclan a emporté celle de Claire Tapprest-Maitrot (23 ans), originaire de La Chapelle-Saint-Luc (Aube), du Rémois Quentin Boulenger (29 ans), du couple messin Marie Lausch et Mathias Dymarski (23 et 22 ans), de la Nancéenne Marie Tosser (24 ans), ainsi que celle du hautrhinois Quentin Mourier (29 ans), venus écouter les Eagles of Death Metal.


►Voir notre reportage à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

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13 novembre. L'hommage à Manuel Dias, victime rémoise du Stade de France, aux côtés de sa famille ©France 3 Champagne-Ardenne

 


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