Les chrysanthèmes à la Toussaint, une tradition toujours respectée ?

Les habitudes ne sont plus les mêmes. Les visites au cimetière ne se font plus forcément le jour et la veille de la Toussaint. / © Philippe Cocquempot - France 3 Champagne-Ardenne
Les habitudes ne sont plus les mêmes. Les visites au cimetière ne se font plus forcément le jour et la veille de la Toussaint. / © Philippe Cocquempot - France 3 Champagne-Ardenne

A la veille de la Toussaint, les fleuristes et horticulteurs investissent les lieux pour vendre des chrysanthèmes. Mais s'ils sont encore nombreux à fleurir les tombes de leurs proches à cette période de l'année, cette tradition semble un peu moins respectée qu'auparavant.

Par MT avec Johanna Albrecht

A Reims, comme chaque année, ils sont venus se recueillir et déposer quelques fleurs sur les tombes de leurs proches.

"Ma grand-mère disait toujours qu'elle aimait mieux les pompons parce que les autres fleurs ce sont des fleurs de pissenlit. "Je ne veux pas des pissenlits sur ma tombe" disait-elle, alors je mets toujours des pompons. Pour moi c'est la coutume, et j'aime bien aller lui mettre une fleur de temps et puis lui parler si vous voulez", raconte une femme interviewée.

En pompon ou en pomponettes, en petits pots ou en grandes compositions, ce sont toujours des chrysanthèmes. La fleur reste la plante préférée des Français pour la Toussaint.

"Les chrysanthèmes poussent naturellement au moment de la Toussaint. Elle fleurit sur des périodes un peu plus courtes. Elle supporte les aléas climatiques que nous avons à cette période", explique Stéphane Giagrandi, fleuriste.

A Reims, les vendeurs de la Toussaint sont tous des fleuristes ou horticulteurs. Ils viennent chaque 1er novembre depuis parfois plusieurs décennies.

En supermarché, ou plus tôt dans le mois chez le producteur, les habitudes ne sont plus les mêmes. Et les visites au cimetière ne se font plus forcément le jour et la veille de la Toussaint.

"Quand on revient 15 ou 20 ans en arrière, il n'y avait pas un emplacement de libre sur tous les cimetières. On avait plus du double de producteurs et de revendeurs", affirme Claude Piquard, adjoint au maire délégué au commerce non-sédentaire.

Ils sont tout de même une trentaine à proposer des chrysanthèmes. Et cette année encore, les allées des cimetières ont pris des couleurs pour l'automne.

Voir notre reportage :

Les chrysanthèmes à la Toussaint, une tradition toujours respectée ?
Intervenants : Stéphane Giagrandi, fleuriste; Francine Blin-Brancaz, horticultrice; Claude Piquard, adjoint au maire délégué au commerce non-sédentaire - France 3 Champagne-Ardenne - Johanna Albrecht, Philippe Cocquempot, Sylvie Allombert

 

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