Électriques ou au gaz naturel ? À Reims, la Citura expérimente les bus “propres”

© Fred Tanneau/AFP
© Fred Tanneau/AFP

En 2020, le réseau de transports en commun rémois devrait se doter de quatre bus "propres". Pendant deux mois, la Citura teste ceux fonctionnant au gaz naturel, moins polluant que les actuels, roulant au diesel, mais davantage que les bus électriques, déjà expérimentés.

Par V.P. avec Vincent Thollet

Il ressemble à s'y méprendre à un bus Citura comme les autres. Bien que discrets, des bus fonctionnant au gaz naturel circulent depuis le 20 novembre sur la ligne 7, entre Reims Centre et Murigny. Le réseau de transports en commun de l'agglomération rémoise expérimente cette technologie jusqu'au 20 janvier 2018.

Frédéric Bondot, conducteur de bus Citura, teste actuellement ce nouveau matériel. Il semble conquis. "C'est un très bel outil de travail, très souple à conduire et plus agréable," indique-t-il. Pour les usagers, la différence réside juste dans le bruit plus discret du moteur.


En concurrence avec le bus électrique

On remarque tout de même d'imposantes bonbonnes cachées sur le toit. À l'intérieur, du gaz de ville, identique à celui utilisé pour le chauffage ou la cuisson. Et surtout plus vert que le diesel. "On a à peut près 80% de réduction des NOx (oxyde d'azote, NDLR) et 90% de particules fines," souligne Alexandre Ducruet, directeur territorial GRDF Marne-Ardennes.

Mais reste le CO2, le fameux dioxyde de carbone, l'un des gaz responsables du réchauffement climatique. Malgré leur bon score sur les particules et l'oxyde d'azote, les bus au gaz de ville ne réduisent que de 10 à 20% les émissions de CO2 par rapport aux véhicules diesel. Un grand concurrent lui fait donc face : le bus électrique, testé en février dernier sur la même ligne. Avec lui, C'est zéro émission.


Un bus au gaz moins cher

La Citura devra choisir. Dans deux ans, loi de transition énergétique oblige, la moitié de ses achats se feront hors diesel. "En terme d'autonomie, ça se vaut : on est à peu près à 400 ou 500 kilomètres d'autonomie. Par contre, la différence réside dans l'investissement. Les bus gaz sont moins cher à l'achat, idem pour les infrastructures de recharge," explique Loïc Henriques, directeur marketing et commercial Transdev-Reims.

Les quatre premiers bus propres seront achetés en 2020. Autant dire qu'il faudra longtemps à la Citura pour se débarrasser du diesel.


►Voir notre reportage à Reims (Marne)

Reims. Citura expérimente les bus au gaz naturel
Intervenants : Frédéric Bondot, conducteur de bus Citura; Alexandre Ducruet, directeur territorial GRDF Marne-Ardennes; Loïc Henriques, directeur marketing et commercial Transdev-Reims. - France 3 Champagne-Ardenne - Reportage : Vincent Thollet et Antoine Laroche.

 

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