L'association "La maisonnée de Gloria" cherche des familles d'accueil pour chats abandonnés ou maltraités

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Non loin de Reims, des bénévoles recueillent des félins en détresse, abandonnés ou maltraités. Leur association prône la stérilisation des chats pour éviter leur prolifération. "La maisonnée de Gloria" cherche des familles aimantes pour les accueillir.

A Etampes-sur-Marne, dans l'Aisne, Nathalie Guyot et Frédérique Hérault ont créé en 2013 l'association "La maisonnée de Gloria" pour y recueillir les matous jeunes ou vieux, ayant en commun l'abandon ou de mauvais traitements. Au début, elles ne recueillaient que les chatons, mais elles ont très vite dû récupérer des chats plus âgés.

Si on ne les stérilise pas, dès l'âge de six mois-un an, les chattes auront des petits et ça va proliférer.

Nathalie Guyot, présidente de "La maisonnée de Gloria".


En 2021, Nathalie Guyot et Frédérique Hérault ont fait stériliser 95 chats, et elles ont organisé 65 adoptions. "Il y a une misère féline dans les rues", déclare la présidente de l'association, Nathalie Guyot. "Il faut stériliser les chats, mais aussi venir en aide aux gens qui ont des animaux. On fait ce qu'on peut. Le but est de faire comprendre que ce sont des êtres vivants. Si on ne les stérilise pas, dès l'âge de six mois-un an, les chattes auront des petits et ça va proliférer."

Des adoptions à Reims et Epernay

Les deux bénévoles expliquent qu'on leur apporte des chats parfois en mauvais état. "Les gens ne veulent pas payer et souhaitent qu'on les prenne en charge. Il faut les retaper, les faire dépucer, vermifuger, soigner la gale des oreilles. L'identification est obligatoire. Les frais chez le vétérinaire, notamment pour la stérilisation doivent être assurés."


Nathalie Guyot et Frédérique Hérault sont organisées. Elles mettent en place des opérations de collecte alimentaire dans les grandes surfaces, et elles déposent des tirelires chez les commerçants. "A Tinqueux, la boulangerie CN Rouillon nous a remis 900 euros", soulignent-elles avec satisfaction.


Mais dans un mois, la présidente de "La maisonnée de Gloria" s'attend à de nombreuses naissances, comme à l'automne. Elles recherchent actuellement des familles d'accueil pour ces animaux. "Les gens veulent des chatons, mais il faut avoir confiance. Un chat adulte à câliner, c'est aussi bien et il y a moins de frais de vétérinaire", plaide Nathalie Guyot.

Des chats acheminés d'Ukraine

Dans les tout prochains jours, le 5 mars très précisément, des chats vont arriver d'Ukraine en France, via l'association "Datcha". A la suite de la fermeture d'un refuge, des chats vont être conduits dans l'hexagone, à Reims, Metz et encore Meaux. "Nous avons été contactées par l'association "Datcha", pour le rapatriement de ces chats de guerre", explique la présidente de "La maisonnée de Gloria".

"Quand on aime les animaux, on aime les gens. Si des collectes sont organisées pour les gens, on donnera bien sûr !" Pour tous ces chats d'ici ou d'ailleurs, Nathalie Guyot est mobilisée à plein temps. Elle espère trouver des familles, de préférence sans animaux, mais avant tout aimantes pour adopter des chats.

Multiplication des abandons de chiens dans les Ardennes

Du côté du genre canin, la situation n'est pas forcément meilleure. Dans les Ardennes, à Charleville-Mézières, le refuge de la LISA, la Ligue dans l'Intérêt de la Société et de l'Animal, est actuellement confronté à une situation difficile. L'association va être contrainte de refuser certains chiens. Les molosses sont en effet très nombreux à être abandonnés.

"On tire la sonnette d'alarme, déclare Sabrina, la présidente de la LISA. Ceux qui sont arrivés chez nous ne seront pas euthanasiés, mais le problème, c'est qu'il y a plus d'abandons que d'adoptions. Il faut trouver la bonne famille. Comment faire lorsqu'il n'y a qu'une adoption par mois ?", s'interroge la présidente de la Lisa.

Vingt molosses, trois malinois et des staffs sont arrivés au refuge en un mois. Heureusement, l'association bénéficie de l'aide de généreux donateurs !  Que deviendront les autres chiens qui n'auront pas de place dans ce refuge? Finiront-ils largués au bord d'une autoroute ? Pour les chiens comme pour les chats, les abandons se multiplient, sans compter qu'à l'approche des vacances d'été, la situation pourrait encore s'aggraver.