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Dans la Marne, “les gilets jaunes continueront leurs actions”

A Witry-lès-Reims, une vingtaine de gilets jaunes a suivi l'allocution du président ce lundi / © Claudine Crenn / France 3 Champagne-Ardenne
A Witry-lès-Reims, une vingtaine de gilets jaunes a suivi l'allocution du président ce lundi / © Claudine Crenn / France 3 Champagne-Ardenne

A Witry-lès-Reims, une vingtaine de gilets jaunes se sont réunis pour suivre en direct l'allocution du Président Emmanuel Macron. S'ils n'attendaient pas grand-chose de son discours, ils se disent très déçus et entendent poursuivre leurs actions samedi 15 décembre.
 

Par FM avec Maëlys Septembre

A Witry-lès-Reims, ils sont une vingtaine de gilets jaunes réunis dans la salle Nelmonts, pour suivre l'allocution du président de la République. Durant les 13 minutes de discours ce 10 décembre, les visages de Monique Groussin, Lalie ou encore Gary Trub sont tendus. Parfois, un rictus fait irruption.

Avant le discours, ils n'attendaient pas grand-chose du discours présidentiel. Lalie et Monique sont catégoriques : "Je suis à peu près certaine que je vais être déçue."

Monique Groussin est secrétaire, travailleuse handicapée. Ce qu'elle attendait du discours : qu'Emmanuel Macron "annonce la dissolution de l'Assemblée et qu'il démissionne." Lucide, elle savait que rien de tel n'allait se produire : "Je n'y crois pas, je sais qu'il va encore nous donner des miettes."

Elle imagine : "J'aimerais qu'il vienne avec nous 8 jours. Qu'on échange nos salaires pour voir, qu'il tienne un mois avec le mien." Et, dans un rire :

Moi, avec le sien, je peux tenir un an. Je l'inviterai, il mangera des pâtes.
Monique Groussin, secrétaire.


"Encore une fois, rien de concret"

Lalie a 27 ans. Elle est hôtesse de caisse et gagne le Smic. Malgré l'annonce du président de la hausse du Smic de 100 euros, qui est en fait une revalorisation de la prime d'activité, elle est très remontée : "Encore une fois, rien de concret. Ok, augmenter le smic. C'est bien, moi je touche le smic. Mais 100 euros de plus brut. Ok. Mais pour tous ceux qui ne touchent pas le Smic, qui au lieu de toucher 1 170 euros net, en touchent 1 250 ? Comment vont-ils faire ? Et les retraités ?"

Une absence de réponse sur le fond et des critiques sur la forme. Lalie déplore le manque de tact du président : "Pas du tout satisfaite. Déjà, commencer l'allocution par les casseurs et les violences commises envers les policiers… Je suis absolument contre les casseurs et la violence envers les policiers. Mais rien ne justifie les violences envers les gilets jaunes, qui sont pour les trois-quarts pacifistes."

Avant de se reprendre :

En fait, y'a quelque chose de pire : Monsieur est trop occupé pour nous répondre en direct.
Lalie, 27 ans, hôtesse de caisse.

Pour Gary Trub, intérimaire dans l'industrie et l'un des coordinateurs des gilets jaunes dans la Marne, le discours du président n'a rien d'exceptionnel : "Comme d'habitude, on gagne quelques batailles, mais il ne répond pas à tout. On a l'impression de ne pas être écoutés."

Derrière lui, la vingtaine de gilets jaunes présents abonde. "Moi aussi je suis déçu", s'exclame un homme. Et quand on lui demande si les actions sur les ronds-points vont continuer, c'est l'assemblée, en cœur, qui prend le relais : "On continue."

Ecoutez ici la réaction des "gilets jaunes" après l'intervention d'Emmanuel Macron

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