Reims : chanteuse et médecin, IFA dépasse ses limites et vous incite à faire de même

Une médecin champenoise a lancé sa carrière de chanteuse en 2019, sous le nom de scène IFA. Le tournage de son vidéoclip -reporté à cause du coronavirus- à Reims (Marne), le samedi 12 septembre, nous donne l'occasion de s'intéresser à son parcours. Et d'écouter les messages qu'elle veut transmettre.

Disney, Céline Dion, Whitney Houston... les influences d'IFA sont multiples.
Disney, Céline Dion, Whitney Houston... les influences d'IFA sont multiples. © IFA
Connaissez-vous IFA ? Cette chanteuse est originaire de Reims (Marne). Elle devait y tourner le vidéoclip de son prochain titre, dans la soirée du samedi 12 septembre 2020. Mais le coronavirus s'en est mêlé, et IFA est très soucieuse de suivre les directives sanitaires. Normal : elle est médecin. Et chanteuse, oui oui, c'est possible de faire les deux en même temps.

"Je suis médecin généraliste, j'ai fait mes études à Reims et j'ai eu mon doctorat. Ma vocation, c'est médecin. Et ma passion, c'est la musique. Je peux faire les deux : quand on s'en donne les moyens, on peut faire ce qu'on veut." L'occasion d'une belle anecdote, car en consultation avec une patiente, IFA a entendu une drôle de question : "Vous n'avez pas une soeur jumelle ? - Non, pourquoi ? - Rien, laissez tomber... - Si, allez-y. - Il y a une fille qui chante sur les réseaux et elle vous ressemble..." La chanteuse s'amuse de la surprise de sa patientèle, pas habituée à voir une praticienne chanter en ligne. Note : évitez de prendre rendez-vous pour un autographe...
 

Quand on s'en donne les moyens, on peut faire ce qu'on veut.

IFA, chanteuse et médecin


La passion de la chanson, IFA l'a depuis toute petite : une passion décuplée par quatre ans de conservatoire (à Reims aussi). "Elle a toujours été là. Elle a seulement été freinée par mes études. Maintenant, j'ai plus de temps, je m'y remets.  Quand j'avais cinq ans, je chantais les Disney." Mais il n'y a pas que Disney. Parmi les influences de la chanteuse... bien d'autres chanteuses : Whitney Houston, Céline Dion, Mariah Carey; puis, côté R'n'B, WallenAlicia Keys, ou encore Rita Ora. Sans oublier Lefa pour le rap, ou Tayc pour le hip-hop. IFA est éclectique : elle écoute "un peu de tout"

De multiples influences également déclinées dans ses morceaux. L'artiste a commencé par reprendre les titres Médicament de Niska, Arc-en-ciel de Booba, ou 90 Days de P!nk. Avant de faire découvrir aux internautes son propre univers musical : Tout est carré (à voir et écouter dans la vidéo ci-dessous), Paria, ou encore Habibi mettent à l'honneur le R'n'B, la soul, la pop, la variété, ou encore le piano dans un joyeux mélange des genres. Vous qui lisez ceci, vous craignez que ce ne soit pas votre truc ? "Pour que quelqu'un dise que ce n'est pas son style, il faut d'abord écouter. Je ne veux pas me cantonner à un style : mes titres sont tous différents, on pourra aimer l'un et pas l'autre."
 
Le principal message que souhaite faire passer la chanteuse, c'est celui-ci : que l'on peut être ce que l'on veut. "Les seules limites qui nous freinent sont celles qu'on se donne. Si on a du talent, des forces, il faut les utiliser à 200%. Le regard des autres peut faire peur, mais il n'est pas forcément critique, et il est plus indulgent qu'on ne le pense." Et en parlant de regard, sa dernière chanson a été vue et écoutée plus d'un demi-million de fois sur Youtube. On n'arrêtera plus cette étoile montante de la chanson française.

Même pas le covid, qui vient de repousser son tournage. Plusieurs personnalités rémoises devaient participer, comme Endy Miyem, la capitaine de l'équipe féminine française de basket-ball. Mais en bonne professionnelle de la santé, IFA se dit "très à cheval" sur les consignes sanitaires. Elle nous offre un avant-goût du futur titre : "C'est très club, léger et fait pour décompresser : on en a besoin. C'est pour ceux qui pensent qu'on ne peut plus s'amuser, et qui font des soirées clandestines. On a tous la même envie, mais on peut s'amuser en restant prudent. Il ne faut pas oublier que c'est une maladie grave." En gros, on peut donc s'amuser avec les gestes-barrières : ils bloquent le virus, pas le fun.


 
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