Reims : la chaufferie Croix-Rouge est un exemple de transition écologique pour la ministre Elisabeth Borne

La cheminée principale de la chaufferie urbaine du Grand Reims, quartier Croix-Rouge / © C. Lang / France 3 Champagne-Ardenne
La cheminée principale de la chaufferie urbaine du Grand Reims, quartier Croix-Rouge / © C. Lang / France 3 Champagne-Ardenne

Ce lundi, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire et Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat sont à Reims pour parler transition énergétique. La chaufferie urbaine de Reims en est un exemple ; elle oeuvre à l'amélioration de ses performences environnementales depuis 1974.

Par Céline Lang

La chaufferie urbaine du Grand Reims, située quartier Croix-Rouge a été choisie par la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne et la secrétaire d'Etat, Emmanuelle Wargon, comme un exemple parfait de transition énergétique. Les deux membres du gouvernement visiteront en effet ces installations ce lundi 7 octobre avant d'annoncer une série de mesures en faveur des réseaux de chaleur et de froid de hautes qualités environnementales. 

Si leur choix s'est porté sur ces installations créées en 1974, c'est parce que la chaufferie urbaine du Grand Reims a su évoluer depuis 46 ans pour augmenter la part d'énergies renouvelables dans la production de chauffage et d'eau chaude sanitaire. Tout au début de son existence, l'usine, qui fournit aujourd'hui 17 000 logements sur l'agglomération, n'utilisait que du fioul lourd ou du charbon provenant de Lorraine. Ensuite, c'est le gaz qui a été utilisé pour chauffer les foyers rémois.
 
Ancienne cuve de fioul de la chaufferie urbaine du Grand Reims. Le fioul n'est plus du tout utilisé pour la production de chauffage et d'eau chaude sanitaire au sein de la chaufferie. / © C. Lang / France 3 Champagne-Ardenne
Ancienne cuve de fioul de la chaufferie urbaine du Grand Reims. Le fioul n'est plus du tout utilisé pour la production de chauffage et d'eau chaude sanitaire au sein de la chaufferie. / © C. Lang / France 3 Champagne-Ardenne

Vers plus d'énergies renouvelables

Mais depuis les années 2000, l'exigence d'utiliser des énergies renouvelables pour produire du chauffage et de l'eau chaude sanitaire s'est fait plus prégnante. D'autres solutions ont donc été exploitées. La chaleur produite lors de l'incinération des déchets dans une usine toute proche est désormais par la chaufferie. Elle s'est aussi mise à utiliser la combustion de bois issu de plaquettes forestières. Le fioul a quant à lui complètement été abandonné. Il ne reste aujourd'hui que l'utilisation du gaz et du charbon qui ne relèvent pas des énergies vertes. 

Actuellement, nous sommes à 62 % d'énergies renouvelables. Grâce au projet que nous allons développer dans les prochains mois, on arrivera à 90 % d'énergies renouvelables et récupérables sur ce site. On sera un des plus beaux sites vertueux de France.
- Pierre Hourcade, directeur général d'Engie Réseaux


A l'horizon 2022, ce nouveau projet permettra d'utiliser ce que l'on appelle le "bois déchet", issu de palettes légèrement traitées par exemple, et dont les émissions seront très scrupuleusement filtrées. "On éliminera donc complètement l'utilisation du charbon, qui est résiduelle sur ce site", poursuit Pierre Hourcade. Le 26 septembre 2019, la Communauté Urbaine du Grand Reims avait en effet voté la fin de l’utilisation du charbon pour son réseau de chaleur ainsi que la mise en service de cette nouvelle chaufferie de 26 méga watts.
 
Vue extérieure de la chaufferie bois située quartier Croix-Rouge à Reims. / © C. Lang / France 3 Champagne-Ardenne
Vue extérieure de la chaufferie bois située quartier Croix-Rouge à Reims. / © C. Lang / France 3 Champagne-Ardenne

Accélerer la transition énergétique : une volonté gouvernementale

Pour le gouvernement, la chaufferie urbaine du Grand Reims est donc un parfait exemple à suivre pour atteindre les objectifs de la stratégie nationale "bas carbone". L'objectif est donc bien de faire baisser les niveaux d’émission de CO2 mais aussi de "contribuer à la lutte contre la précarité énergétique grâce à un service compétitif et une tarification stable sur le long terme", peut-on lire dans le communiqué de presse du ministère. 

Si la ministre vient ici, c'est parce que c'est un site assez exemplaire qui existe depuis 1974 et qui a connu l'ensemble des différentes étapes en terme de mix énergétique. Il deviendra très vite l'un des réseaux les plus vertueux de France. 
- Pierre Hourcade, directeur général d'Engie Réseaux

Le ministère de la Transition écologique et solidaire souhaite donc désormais accélérer cette transition énergétique dans la production du chauffage, de l'eau chaude sanitaire et du froid sur l'ensemble du territoire. 25 propositions en ce sens vont être exposées par la ministre Elisabeth Borne ce lundi 7 octobre pour favoriser le développement rapide de ces processus.  

 

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