Reims : quatre raisons qui pourraient vous pousser à (enfin) donner votre sang

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Écrit par Céline Lang .

Peur de l'aiguille, de la vue du sang… Les raisons de ne pas donner son sang peuvent être nombreuses. Mais il y a urgence, les stocks baissent drastiquement. Voici quatre raisons pour vous convaincre – peut-être – de pousser la porte d'un établissement français du sang.

À Reims, les stocks de sang sont au plus bas. D'habitude, les hôpitaux peuvent compter sur douze jours d'avance pour pallier toutes les éventualités. Mais en ce mois de mai 2019, les stocks de sang ne permettent d'avoir que sept jours d'avance. L'établissement français du sang en appelle donc à la bonne volonté et à l'altruisme de tous.

Mais certaines personnes hésitent encore à se lancer dans ce don. Voici quatre raisons pour tenter l'aventure, à condition que vous ayez entre 18 et 70 ans, que vous pesiez plus de 50kg et que vous soyez en bonne santé.
 

1. L'aiguille n'est pas si grosse

L'aiguille utilisée dans le cadre du don de sang sont particulières : sa forme biseautée est adaptée à la pénétration dans le pli du coude et son acier est recouvert de silicone. Objectif : rendre le prélèvement indolore. Une fois les premiers millilitres de sang prélevés à des fins d'analyse, le sang est récupéré dans une poche de recueil de don.

Juste avant, le donneur est accueilli soit par un médecin soit par un infirmier. Depuis un décret du 17 février 2019, en effet, ces derniers sont en effet formés puis habilités à tenir l'entretien préalable au don du sang, afin de pouvoir faciliter l'organisation de collectes. Ensemble, donneurs et personnel médical ouvrent le dossier du donneur et déterminent s'il est apte à donner son sang.
 

2. Vous en avez plein dans vos veines

Même s'il peut être déconseillé de pratiquer certaines activités physiques suite à un don du sang, vous ne risquez absolument rien. En dix minutes environ, vous pourrez donner 450 mL sur les 5 à 6 litres que compte votre corps si vous êtes un homme et sur les 4 à 5 litres de votre corps si vous êtes une femme. Après le prélèvement, un temps de repos permet une surveillance médicale. Il est accompagné d'une collation pour reprendre des forces. 

Ce don est particulièrement important car il n'existe aucun produit de substitution au sang, le don est donc la seule solution pour subvenir aux besoins des accidentés et malades qui en ont besoin. De plus, il s'agit d'une matière périssable, qui demande donc à ce que les dons soient renouvelés régulièrement. Une femme peut renouveler son don jusqu'à quatre fois dans l'année, un homme, six fois.
 
 

3. Le sang prélevé est systématiquement analysé

Faire un point sur sa santé n'est absolument pas l'objectif du don du sang. D'ailleurs, si vous avez un doute sur votre état de santé, il vaut mieux s'abstenir. L'entretien préalable au don doit également permettre d'écarter le moindre de doute sur la question, car les analyses de sang seraient une perte de temps – et donc d'argent – sur une personne qui se sait malade, et ralentirait la collecte des autres dons viables. Il s'agit aussi d'une question de sécurité sanitaire pour éviter que des poches de sang contaminé ne soient injectées dans le réseau. 

Mais sachez néanmoins qu'une analyse de chaque sang collecté est effectuée. Si une anomalie apparaît dans les analyses de sang, le donneur est averti systématiquement et automatiquement. 
 

4. Donner votre sang fera de vous quelqu'un de bien

En France, chaque année, un million de personnes sont soignées grâce aux dons de sang. Donner est donc un geste nécessaire à la guérison et à la survie des accidentés ou des malades. La transfusion sanguine est en effet essentielle dans le traitement de très nombreuses pathologies. 

L'altruisme est donc le principal moteur du donneur, une philosophie renforcée par le fait qu'en France, le don ne peut faire l'objet d'aucune rémunération et ne peut être la source d'aucun profit financier. 

Dans mon entourage proche, j'ai connu des personnes qui se sont fait opérées, alors je me suis dit "autant le faire". Si ça sert pour mes proches, je peux le faire pour les autres aussi. 
- Elsa, 20 ans et huit fois donneuse 


En ce moment, les poches de sang manquent cruellement, les hôpitaux n'ont pas suffisamment de stocks d'avance. Cela est essentiellement dû aux jours fériés et ponts du mois de mai qui n'ont pas permis d'organiser les collectes normalement. L'établissement français du sang lance donc une grande campagne d'urgence. Y participer fera définitivement de vous quelqu'un de bien.
 
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