Un bon vélo pour moins de 100 euros, à Reims la bourse aux vélos attire de nouveaux cyclistes

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L'association de promotion du vélo "Vel'Oxygène" organisait samedi 21 mai à Reims une bourse aux vélos ouverte à tous. L'occasion de se mettre à la bicyclette sans dépenser des fortunes pour un vélo que l'on n'est pas certain d'utiliser.

Cela fait à peine dix minutes que les bénévoles de l'association Vél'Oxygène ont ouvert les portes de la bourse aux vélos au bord du canal à Reims, ce samedi 21 mai, et déjà les premiers cyclistes ont trouvé leur bonheur. Au niveau de la sortie, Catherine, 68 ans, vient de passer à la caisse, mais l'addition n'est pas si douloureuse : "J'ai trouvé mon bonheur pour 90 euros". La retraitée souhaite utiliser son nouveau vélo pour ses trajets quotidiens : "L'idée c'est de pouvoir quitter la voiture, aller en ville mais aussi faire des balades". 

Des subventions possibles 

Au bord de la coulée verte, sous le pont Fléchambeau, environ 80 vélos étaient proposés à la vente ce samedi. Organisée par l'association Vel'Oxygène, le principe de la bourse au vélo est assez simple : " Le matin les gens peuvent venir déposer les vélos qu'ils souhaitent vendre. Nos bénévoles vérifient l'état général des vélos, puis ils sont vendus l'après-midi" explique Corentin, l'un des salariés de l'association. Pour cette opération environ 80 vélos sont proposés à la vente, ils devraient tous trouvé preneur. Depuis les confinements, chaque opération est un véritable succès : "Lors des dernières éditions, des gens faisaient la queue une heure avant l'ouverture pour être certain d'avoir le vélo qu'ils souhaitaient. Cette année c'est moins la cohue". 

Comme à chaque bourse aux vélos, une partie des vélos est aussi issue du stock de l'association. Et bonne nouvelle, si vous craquez pour l'un d'entre eux, vous pouvez bénéficier d'une subvention de la ville de Reims. C'est le cas de Catherine, elle repart avec un bon vélo pour 45€ ! 

Des petits prix, mais aussi de bons conseils 

Un peu plus loin, au milieu des vélos de route et des vélos de courses, Louis hésite. Il vient de déménager et cherche un vélo pour se rendre au travail tous les jours : "Pour l'instant je suis en trottinette, mais avec mon nouveau logement j'ai décidé de me mettre au vélo, ça devrait me faire gagner du temps le matin. En plus, là ou je bosse c'est plutôt bien aménagé pour les cyclistes".

Pour renseigner ceux qui se poseraient des questions sur les possibles frais à envisager, des bénévoles sont là pour répondre aux questions. D'ailleurs, Louis s'interroge. Il a repéré un vélo mais doute de la qualité des pneus : "Oui il va falloir les changer, il faudra compter un budget d’une quinzaine d’euros" explique Bernard, l’un des bénévoles.

Près de la caisse, ils sont nombreux à faire la queue vélo à la main. Parmi celles et ceux qui patientent, il y a Corinne, 55 ans. Elle aussi a trouvé son bonheur, un beau vélo blanc pour 70€ : "Cela fait 30 ans que je ne suis pas monté sur un vélo ! Je ne voulais pas acheter un vélo neuf car je ne suis pas certaine de le rentabiliser". Elle souhaite utiliser sa bicyclette pour le trajet domicile-travail : "Je suis secrétaire, avant je travaillais en dehors de Reims donc la voiture était obligatoire. Maintenant que mon travail n'est pas loin, je vais tester le vélo, ça permet de faire du sport !" Dernière étape, avant de prendre la route, le stand du gravage avec un bicycode.

" On grave les vélos avec un code bycicode. Cela n’empêche pas le vol,  mais s’il vient à être volé et que la police tombe dessus elle pourra vérifier l’identité de son propriétaire". Le vol de vélo reste un fléau en ville, d’après plusieurs études ce serait même l’un des principaux freins au développement de la pratique du vélo au quotidien.