• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Briey: 2.000 euros requis contre le maire de Giraumont pour avoir giflé un adolescent le 14 juillet 2018

Jean-Claude Maffei, maire de Giraumont, au tribunal de Briey. Il est poursuivi pour avoir giflé un adolescent le 14 juillet 2018. / © Fabrice Rosaci, France 3 Lorraine
Jean-Claude Maffei, maire de Giraumont, au tribunal de Briey. Il est poursuivi pour avoir giflé un adolescent le 14 juillet 2018. / © Fabrice Rosaci, France 3 Lorraine

Jean-Claude Maffei, maire de Giraumont, était jugé par le tribunal de Briey mardi 2 juillet. Le parquet réclame 1.000 euros d'amende au titre du préjudice moral et 1.000 euros pour le préjudice physique. Les deux amendes sont assorties de sursis. Délibéré le 10 septembre. 
 

Par Yves Quemener

Jean-Claude Maffei, le maire de Giraumont (Meurthe-et-Moselle), était convoqué devant le tribunal correctionnel de Briey (Meurthe-et-Moselle) ce mardi 2 juillet 2019. La justice lui reproche d' avoir donné une gifle à un jeune qui perturbait la fête nationale l'an dernier.

"Une décision injuste"

Le ministère public a requis 1.000 euros au titre du préjudice moral dont 500 euros de sursis. Et 1.000 euros au titre du préjudice physique, dont la moitié avec du sursis.  Le parquet n'a pas demandé de peine d'inéligibilité.

La décision je ne la trouve pas juste. Je suis complètement déboussolé. Je me pose plein de questions.
- Jean-Claude Maffei, le maire de Giraumont

C'est avec beaucoup d'amertume que Jean-Claude Maffei a accueilli les réquisitions du parquet.
"Ce n’est plus possible d'être maire aujourd'hui, dit, exaspéré, Jean-Claude Maffei.
"Le maire est responsable de tout, et c’est trop difficile. La décision je ne la trouve pas juste car je n’ai pas les moyens d'intervenir. Et je suis quand même responsable de la commune et de ses 1.400 habitants."

Le 14 juillet 2018, pendant la fête nationale, le maire de Giraumont avait giflé un jeune adolescent qui perturbait les animations locales de la commune. Devant le tribunal, il a raconté, avec ses mots, à la barre, cette soirée de fête Nationale: 
"je suis passé vers 21 heures dans les tribunes pour aller éteindre la lumière et j'ai reçu une bouteille sur le coin de la tête", explique Jean-Claude Maffei. 
"Les jeunes qui était là jetaient des pétards sur les gens de la commune. Donc à ce moment-là mon rôle était de monter et de leur dire de se calmer. C'est ce que j'ai fait."  
Et il ajoute : " j'ai demandé un peu de respect et j’ai dit 'je vais appeler la police'. Un adolescent a pris mon téléphone et l'a jeté contre un mur, en voulant me frapper. J'ai alors répondu. Et j’ai mis une gifle. C'est quand même très traumatisant pour moi."

Les faits reprochés à monsieur le maire se sont déroulés dans un contexte de légitime défense
Etienne Mangeot, avocat du maire de Giraumont.  

Et Me Mangeot ajoute: "aussi, je demande une dispense de peine, car, à mon avis, c’est surtout la fonction de maire qui est aujourd’hui montrée comme circonstance aggravante devant le tribunal. Jean-Claude Maffei a agi en protection de sa population. C’est quand même un élu mandaté par ses habitants." 

Ce matin, pour les mêmes faits, le jeune adolescent a également été jugé. Le parquet a réclamé les mêmes condamnations.

Le jugement, pour les deux prévenus, sera rendu le mardi 10 septembre.  

Dans cette affaire, le maire de Giraumont, est soutenu par les élus de de la communauté de communes Orne-Lorraine-Confluence.  Ils ont adopté une motion en ce sens le mardi 25 juin dernier. 
 

 

Sur le même sujet

SNCF/privé David Valence

Les + Lus