Coronavirus : confinée, l’artiste nancéienne Sophie Lécuyer fabrique une image par jour

Lors de l’annonce du confinement, l’artiste nancéienne Sophie Lécuyer n’a pas eu d’autre choix que d’abandonner son atelier pour se réfugier chez elle. Dans ses poches, ses crayons de couleurs, et le projet de publier une image par jour sur la toile.
L'artiste nancéienne Sophie Lécuyer réalise une image par jour qu'elle met en ligne sur la toile : c'est son journal de confinement.
L'artiste nancéienne Sophie Lécuyer réalise une image par jour qu'elle met en ligne sur la toile : c'est son journal de confinement. © Sophie Lécuyer (droits réservés)
"Je m’attendais à être confinée, ça n’a pas été une surprise. J’ai réuni ce que je pouvais prendre de mon atelier pour l’emporter chez moi". Mais impossible de prendre avec elle sa presse à taille-douce, trop lourde, intransportable. C’est pourtant avec elle que Sophie Lécuyer réalise la plupart de ses images, en gravure notamment.

Cette fois, l’artiste nancéienne ne peut compter que sur ses crayons de couleur… Et ses ciseaux: "immédiatement me sont venues en tête beaucoup d’idées, que j’ai voulu transformer en images". Elle a pris soin d’emmener avec elle ses cahiers de croquis, et rapidement elle a mis en ligne une première image, avec l’envie d’en produire une par jour, comme un journal de son confinement.
Première image fabriquée par Sophie Lécuyer dans son journal de confinement.
Première image fabriquée par Sophie Lécuyer dans son journal de confinement. © Sophie Lécuyer (droits réservés)

De la couleur

"Je suis plutôt tournée vers le monochrome, mais là je redécouvre la couleur", explique Sophie Lécuyer. Son journal de confinement se nourrit tous les jours de nouvelles images, inspirées par les échos de l’actualité, mais aussi son propre rapport au confinement, à la relation à l’autre.
"Je vis le confinement un peu différemment. Je travaille souvent seule entre quatre murs, donc la perspective du confinement ne m’a pas effrayée. Dans ce travail quotidien, je ne voulais surtout pas en rajouter sur l’actualité, mais au contraire proposer un autre regard sur ce qu’on vit tous, plus poétique et sensible".
"La pantoufle est devenue le symbole du confinement" selon Sophie Lécuyer.
"La pantoufle est devenue le symbole du confinement" selon Sophie Lécuyer. © Sophie Lécuyer pour France Télévisions
Une image par jour ©France 3 Lorraine
A l’image de son travail "ordinaire" qui l’amène dans le monde de l’illustration de presse (elle a fourni plusieurs illustrations au New York Times) et surtout dans l’impression d’images gravées, de cyanotypes, ou d’eaux-fortes…Pour l’heure l’artiste publie ses images sur la toile, et n’envisage pas d’autre futur pour elles, "mais on ne sait jamais… Le confinement va me permettre aussi de réfléchir à d’autres projets que j’avais dans un coin de ma tête et sur lesquels je n’avais pas vraiment le temps de réfléchir, comme travailler à un livre pour enfants par exemple".
 
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