Don du sang : lancement du "Défi sang limite Grand Est", les associations étudiantes mobilisées

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Le challenge inter-étudiants "défi sang limite" se déroule durant le mois de janvier dans le Grand Est. Aux côtés de l'Établissement français du sang (EFS), les bénévoles mobilisent les étudiants en soins infirmiers au don du sang.

C’est un appel à la mobilisation. Une dizaine d’associations étudiantes en soins infirmiers organise la deuxième édition du "Défi sang limite Grand Est". Le challenge va durer jusqu’au 31 janvier 2022.

L’Établissement français du sang (EFS) Grand Est encadre l’expérience. C’est le principal opérateur de la transfusion sanguine en France. L’objectif du défi est d’encourager les étudiants infirmiers à donner leur sang. Ils peuvent se rendre dans les collectes de sang organisées dans leur institut de formation.

"Nous invitons les étudiants à venir sur les lieux de collectes. Ils sont situés dans les instituts de formation ou à proximité. Ils peuvent également se rendre dans les neuf maisons du don de la région", détaille Olivier Durant, chargé de communication EFS Grand Est à Nancy.

Un outil pédagogique

"C’est un concours entre les associations. Le but est de voir qui a récolté plus de poches de sang", explique Léo Folmar, président de l’Association des étudiants en soins infirmiers (Adesi). Cette année, il est le nouveau porteur du projet. "Nous voulons faire surtout de la sensibilisation. Nous nous rendons compte que les étudiants ne vont pas forcément donner leur sang en temps normal. Ils font des transfusions en stage, mais ne font pas les démarches personnellement".

Nous sommes plus de bénévoles cette année. La durée de l’événement est plus longue et la communication est plus importante.

Léo Folmar, président de l'association Adesi.

Au total, il y a quatre maisons de récolte fixes dans le Grand est. "Les campus des associations sont souvent très délocalisés, loin des centre-villes. L’EFS peut venir faire les poches directement dans les écoles, ou alors dans les villages aux alentours". 

L’année dernière, l’expérience a permis de rassembler une quarantaine de poches en deux semaines. "Nous sommes plus de bénévoles cette année. La durée de l’événement est plus longue et la communication est plus importante", se rassure Léo Folmar.

Inciter au don du sang

La branche Adesi de Metz a déjà accueilli une dizaine d’étudiants. "Les autres groupes, comme Carpediem, ont reçu davantage de personnes", ajoute Firouz Saadi, présidente de l’Adesi Metz. La bénévole affirme que "globalement, il n’y a pas énormément de dons. Les poches durent en moyenne une cinquantaine de jours, donc il faut avoir des volontaires régulièrement".

L’association de Firouz Saadi représente les étudiants de l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du CHR Metz-Thionville. Environ 600 étudiants sont présents sur le site. "Les débuts d’année sont toujours difficiles pour le don de sang en raison des fêtes de fin d’année, la rentrée, les épidémies saisonnières".

L’EFS assure qu’ "en raison du contexte sanitaire particulièrement dégradé, les réserves de sang sont très faibles". Pour le moment, moins de 80.000 poches de sang sont disponibles. L’organisme précise qu’il en "faudrait 115.000 pour couvrir les besoins des malades de ce début d’année". 

En 2020, 3.718 collectes de sang ont été réalisées dans la région. Les volontaires peuvent se rendre sur dondesang.efs.sante.fr.