Journée "prisons mortes" : les surveillants pénitentiaires de Lorraine très mobilisés

Publié le Mis à jour le
Écrit par Anthony Villemin. Jean-christophe Dupuis-Rémond

Le "blocage total" prévu par les syndicats pénitentiaires suite à l'agression de trois surveillants par un détenu radicalisé jeudi dernier a débuté ce lundi 15 janvier. une centaine de surveillants se sont ainsi rassemblés devant le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville et partout en Lorraine.

Mise à jour : Vers 14h30 cet après-midi, les manifestants ont été délogés par la gendarmerie mobile.







Après l'agression, jeudi dernier, de trois surveillants par un détenu radicalisé dans une prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), trois syndicats pénitentiaires ont lancé un "blocage total" des prisons afin de dénoncer l'insécurité dans certains centres pénitentiaires.



Ces blocages ont débuté ce lundi 15 janvier 2018 au petit matin sur tout le territoire. Le Grand-Est a suivi le pas (la liste des établissements concernés par ces grèves ici.)



Forte mobilisation à Nancy

Sur les 200 surveillants que compte la prison de Nancy-Maxéville, une centaine s'étaient réunis ce matin.



Ce centre, qui accueille des détenus radicalisés du Grand-Est et qui en compte plus d'une dizaine, n'est, selon ceux qui y travaillent, pas assez sécurisé.



Certains de ces détenus ont la possibilité de se déplacer dans la prison et il n'existe pas de structures spécialisées où ils pourraient être placés.



Les surveillants affirment être parfois seuls pour assurer la sécurité de tout un étage, ils demandent donc une hausse de leurs effectifs



Gardiens contre policiers

D'autres établissements pénitentiaires de la région se sont mobilisés, c'est le cas notamment de la maison d'arrêt de Bar-le-Duc.





A Metz, les surveillants ont exprimé leur mécontentement et brûlé pneus et palettes avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.





A Montmédy, dans la Meuse, un petit attroupement s'est également formé devant la prison.







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