L'ancien directeur de Sciences Po Nancy Laurent Bigorgne sera jugé pour avoir drogué une collaboratrice à son insu

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Écrit par Yves Quemener

L'ancien directeur de Sciences Po Nancy Laurent Bigorgne, a été placé en garde à vue vendredi 25 février. Il est soupçonné d’avoir drogué à son insu une collaboratrice lors d’une soirée. Laurent Bigorgne était directeur de l'Institut Montaigne. Il a démissionné.

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Selon le journal Le Parisien, Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir drogué une collaboratrice à son insu.

Dans sa plainte, la jeune femme explique que Laurent Bigorgne lui envoyait des messages réguliers à caractère sexuel et se prêtait à une "drague insistante". Le journal le Parisien explique qu' "il a aussitôt reconnu les faits reprochés".

Tous les directeurs ne sont pas comme ça. Il a quitté le campus de Nancy il y a dix ans.

François Laval, directeur de Sciences Po Nancy

Laurent Bigorgne est né à Epinal. Il est âgé de 47 ans. Il intègre le Centre universitaire d'études politiques de Nancy, dont il sort major, avant d'être diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, section Communication et ressources humaines en 1996. 

En 2000, il est recruté pour organiser le développement des antennes régionales. Il est nommé directeur de Sciences Po Nancy. C'est lui qui a créé le campus. A l'époque il dirige le premier cycle franco-allemand. Il sera remplacé par l’actuel directeur François Laval.

François Laval, joint par téléphone dimanche 27 février 2022, explique que "tous les directeurs ne sont pas comme ça. Il a quitté Science po Nancy il y a dix ans". Et il ajoute : "Cela n'a rien à voir avec l'institution. Il faut distinguer un comportement individuel du fonctionnement de l'institution".

Dans un communiqué, l’Institut Montaigne explique que "Laurent Bigorgne a remis, dimanche 27 février, sa démission, qui a été acceptée par les membres du comité directeur lors d’une séance exceptionnelle". Il sera jugé le jeudi 10 mars pour "administration de substance nuisible suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours par une personne agissant sous l’emprise de produits stupéfiants".