Piqûres à la discothèque "le Chat Noir" à Nancy, enquêtes après deux plaintes, "les plaignants sont une jeune femme de 22 ans et un jeune de 18 ans"

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Écrit par Yves Quemener

Deux plaintes ont été déposées à Nancy (Meurthe-et-Moselle) par deux jeunes majeurs qui disent avoir été victimes de "piqûres" au Chat Noir, une boite de nuit, a annoncé lundi 16 mai le procureur de la République, François Pérain. L'enquête a été confiée au commissariat de police de Nancy.

Deux plaintes ont été déposées à Nancy (Meurthe-et-Moselle) par deux jeunes majeurs qui disent avoir été victimes de "piqûres" en boîte de nuit. "Le week-end des 14 et 15 mai 2022, nous avons été saisis de deux enquêtes distinctes" menées par le commissariat de Nancy et "portant sur des faits de piqûres"", a indiqué dans un communiqué a précisé François Pérain, procureur de la République à Nancy.

Selon les premières informations, les faits remonteraient déjà à plusieurs jours. François Pérain ajoute : "les plaignants sont une jeune femme âgée de 22 ans et un jeune homme âgé de 18 ans. Ils affirment "avoir été piqués dans un même établissement de nuit de Nancy", le Chat Noir, "l'un le 13 mai entre 00H30 et 01H00 et l'autre le 14 mai à 01H30".

Les personnes affirment avoir ressenti une piqûre à différents endroits du corps, alors qu’ils se trouvaient en boîte de nuit. "Une trace de piqûre au bras a été constatée sur un plan médical pour l'une des deux victimes", a-t-il précisé. "Les résultats des analyses toxicologiques ne sont pas encore connus".

Les plaignants sont une jeune femme âgée de 22 ans et un jeune homme âgé de 18 ans. Ils affirment "avoir été piqués dans un même établissement de nuit de Nancy

François Pérain, procureur de la république de Nancy

L'enquête a été confiée au commissariat de police de Nancy. "La qualification juridique retenue provisoirement est violences volontaires avec usage d'une arme sans ITT".

Une vague inexpliquée de piqures 

Dans un communiqué distinct diffusé lundi, la préfecture de la Meurthe-et-Moselle et l'Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est ont appelé à la "vigilance" après ces deux plaintes, assurant que "les forces de sécurité et de secours sont pleinement sensibilisées et mobilisées pour lutter contre ce phénomène". En cas de piqûre ou de suspicion de piqûre la préfecture et l'ARS invitent à déposer plainte et à se rendre aux urgences les plus proches pour des prélèvements toxicologiques.

Une vague inexpliquée de piqures touche depuis plusieurs mois des boîtes de nuit, des bars et des festivals dans toute la France. Des plaintes ont été déposées dans plusieurs villes, Nancy, Lille, Béziers, Lorient, Grenoble et Lyon.