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Souchon-Voulzy au Zénith de Nancy : deux accessibles étoiles

Les deux compères, "des amis de 40 ans", lorsqu'ils paraissent sur la scène du Zénith, explosent de jeunesse.
Le spectacle, ou plutôt le show, enflamme la salle. Ce n'est plus de la musique, mais de l'Art.
Le rideau est baissé sur la scène du Zénith de Nancy-Maxéville.

Une vidéo est projetée dessus.
On y voit les deux copains à l'arrière d'une berline.
Souchon, Voulzy.
Voulzy, Souchon.

Sur la route qui défile, un panneau de sortie d'autoroute apparaît soudain :  "NANCY".
Des "ahhh !" parcourent la salle.
Puis un panneau "MAXEVILLE".  Le public exulte.
Du car descendent musiciens, techniciens. Souchon d'une voiture.


De l'arrière du rideau toujours baissé, "ils" arrivent.
Le spectacle va commencer.

J'ai dix ans. "Tar' ta gueule à la récré". Repris en choeur.
Rockcollection. La fièvre monte.
Carrèment méchant. Jamais content, bien entendu.

Le ton est donné, pour une soirée qui commence bien et se veut résolument festive.

L'orchestre apparaît.
Guitare, basse, claviers, piano, batterie.
Et même une harpe, harmonie mélodieuse distillée par une jeune femme, Elsa  qui joue également de la guitare, du clavier, et chante, même.


Souchon se veut badin, retire la veste.
Demande à son complice s'il préfère la poule ou le canard.
Coin-coin.

Souchon, au rythme de la musique, parcourt la scène.
Dodeline de la tête. Si, monsieur Souchon, vous avez dodeliné !

Souchon joue au fou chantant, puis au clown.
Subtile alchimie, la mayonnaise prend de façon instantanée.

Sommerset Maugham, le romantisme parcourt les travées.
Fait mouche.

Plus grave : Soudan, mon Soudan.C'est déjà ça.
Le pouvoir des fleurs.
Plus léger.

Le moment du "Coeur grenadine" arrive.
Les fans ne tiennent plus et dévalent les travées, investissent et s'approprient le devant de scène.
Communion totale avec les artistes.

Anecdote d'un appartement prêté à Antibes, pour comme toujours, "écrire des chansons".
Un beau balcon, qui donne sur... un mur. Et finira bien sûr en musique.

Un tableau de bord de mer.
Côte d'Azur.
Si Elli Meideros a mis les foumis à terre, Voulzy et Souchon en font une chanson. Chantent ce lieu, la Baie des fourmis.

Deux ou trois titres et le spectacle et terminé.
Mais avec deux pareils compères, qui croulent sous les rappels, rien n'est jamais vraiment fini.

Les revoilà !

Foule sentimentale. Les spectateurs s'emballent.

Rockcollection. Façon "boeuf".

Au début, Souchon la joue "Johnny", lève le pied de micro en direction des cintres.
Voulzy martyrise sa guitare. Mais ne se la jouera pas façon Axel Bauer.

Le "boeuf" continue, la salle est chauffée à blanc.
Souchon s'allonge à plat ventre sur le piano et fait l'avion avec ses bras.

L'orchestre, extraordinaire de simplicité, enflamme la salle.

Belle Ile en Mer.
Marie Galante...

Cette fois, le spectacle est vraiment terminé.
Musiciens et artistes saluent, 
façon théâtre, "Nann'cy", comme dit Souchon la Malice.

Cette fois le rideau est baissé.
Non sans que côté gauche, Voulzy vienne passer la tête pour un dernier "coucou".

"Au revoir, Nancy, les villes et les villages !"



BONUS : Souchon et Voulzy invité du JT de France 2

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NOUVELLE DATE EN LORRAINE
Laurent Voulzy et Alain Souchon donneront un autre concert en Lorraine le 16 janvier 2016 aux Arènes de Metz.
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