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Bure : le tunnelier en phase de démontage

180 tonnes de matériaux seront rapatriés à la surface. / © Jean-Philippe Tranvouez. France 3 Lorraine
180 tonnes de matériaux seront rapatriés à la surface. / © Jean-Philippe Tranvouez. France 3 Lorraine

Le démontage du tunnelier du projet CIGEO à Bure (Meuse) a commencé. Celui-ci a cessé de creuser depuis le 15 décembre dernier. Un défi pour les équipes, qui doivent remonter 180 tonnes de matériel à la surface d'ici 2 mois.

Par Leïna Magne

Après avoir cessé de creuser le 15 décembre 2017, le tunnelier de Bure est maintenant en démontage. Les équipes doivent ramener au jour cent quatre-vingts tonnes de matériel en deux mois. 

Des ​galeries-tests

L'équivalent d'un kilomètre huit cent de galeries ont été creusées avec le tunnelier. Elles servent de lieu de tests avant la demande d'autorisation de construction, qui interviendra mi-2019.

Dans ce but, des capteurs ont été installés afin d'évaluer la résistance des matériaux de construction contre les mouvements de roche. Jusqu'en 2019, d'autres expériences seront effectuées pour étudier le comportement de celle-ci. 


Les premiers déchets pour 2030

Pour le moment, l'arrivée des premiers déchets nucléaires sur le site est planifiée pour 2030. D'ici là, l'ANDRA a prévu de faire une demande d'autorisation de travaux auprès de l'état en 2019. Si elle est accordée, ceux-ci commenceront en 2022.

Le site accueillera ses premiers déchets en 2030, pour une phase d'observation de cinq ans. Si les résultats sont concluants, la phase industrielle démarrera en 2035.

Bure choisie pour le projet Cigéo

Bure est le site choisi pour le projet gouvernemental de laboratoire souterrain Cigéo, qui vise à évaluer la capacité à enfouir sous terre, de façon sécurisée, les déchets nucléaires les plus dangereux.

Le caractère géologique stable de la zone  permet d'envisager l'enfouissement de 200.000 colis , à cinq cents mètres de profondeur. Les radiations émises pourraient durer jusqu'à 100.000 ans. 


La validation du projet par l'ASN

En raison des risques que suppose le projet, on constate une forte opposition des associations de défense de l'environnement et d'une partie de la population du site.

L'Agence de Sûreté Nucléaire a malgré tout validé le projet, suffisamment solide techniquement. Elle émet des réserves sur le stockage des déchets bitumés qui présentent des risques d'incendie. 

Mathieu Saint-Louis vous parle des galeries et des études scientifiques menées à Bure

 

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