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Il n’est pas garanti que l’Open de Moselle soit encore à Metz en 2014

Le Moselle Open pourrait bien quitter la Moselle pour aller s’installer ailleurs. Yvon Gérard, manager de l’événement, avoue qu'il connaît des difficultés financières et pourrait, s’il n’est pas plus aidé par la ville de Metz, déménager ailleurs.
Interviewé par Hélène Messang lors de notre édition régionale du 12/13, Yvon Gérard, manager du Moselle Open, s’est confié : «On a un équilibre très difficile à tenir tous les ans, cette année ça a été particulièrement dur […]. L’année prochaine ça va encore être un très gros combat. Je n’ai pas de certitude sur les 10 ans à venir, ça, c’est sûr».

Avec des trous dans le budget de 400 000€ en 2011 et 2012, Yvon Gérard est inquiet pour la pérennité du Moselle Open à Metz. L’idée de vendre l’événement, même s’il veut à tout prix l’éviter, lui trotte même en tête.

« L’année prochaine je ne peux pas garantir que l’on sera encore à Metz, ça, c’est certain », Yvon Gérard, manager du Moselle Open



Ce que veut l’organisateur, c’est se battre pour garder le tournoi là où il est né : en Moselle. L’ampleur qu’il a pris en Lorraine est considérable. Mais rien n’est moins sûr : si le Conseil général de la Moselle est généreux avec 23% d’aide, la ville de Metz est en revanche plus avare avec seulement 4% et aucune exonération de droits de spectacle. Metz Métropole ne serait pas plus charitable.

Un manque d’équilibre entre partenaires publics et partenaires privés


Pour redresser la barre, il faudrait améliorer l’équilibre entre les soutiens des partenaires privés et des partenaires publics : un 60-40% serait «suffisant», un 55-45% serait «l’idéal», a expliqué Yvon Gérard à nos confrères du Républicain Lorrain.

Quelles solutions pour le tournoi ? Il y en aurait trois.


En attendant, Yvon Gérard et ses équipes se serrent la ceinture : cette année, ils n’ont dépensé que le quart de ce qu’ils avaient dépensé l’année passée. Toutefois la location et l’aménagement des lieux (Metz Expo) représentent un tiers du budget : un lourd coût pour les organisateurs.
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