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Jets de pétards: le FC Metz perd deux points, une sanction "inédite et sévère"

Deux points en moins ferme et un match à rejouer à huis-clos : le club de Metz a écopé jeudi 6 janvier 2017 d'une sanction lourde pour les jets de pétards sur le gardien de Lyon Anthony Lopes lors de la réception de l'OL le 3 décembre en Ligue 1, une rencontre interrompue à cause de ces incidents.

© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN AFP
© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN AFP

Deux points en moins ferme et un match à rejouer à huis-clos : le club de Metz a écopé jeudi 6 janvier 2017 d'une sanction lourde pour les jets de pétards sur le gardien de Lyon Anthony Lopes lors de la réception de l'OL le 3 décembre en Ligue 1, une rencontre interrompue à cause de ces incidents.

"Cette décision est inédite et sévère, mais elle sanctionne des faits inédits et totalement intolérables", a aussitôt déclaré le président de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), Sébastien Deneux, après avoir auditionné les dirigeants messins, ainsi que Lopes, en début de soirée.

Les pétards ont de manière objective attenté à l'intégrité physique du gardien lyonnais. Il est intolérable qu'un acteur d'un match puisse être touché.


"Compte tenu de la gravité des faits", Metz perd deux points de manière ferme, et un troisième est en sursis. La rencontre contre Lyon sera jouée à huis-clos à Saint-Symphorien, à une date à déterminer ultérieurement.
Metz se retrouve par conséquent avant-dernier du classement de Ligue 1 avec dix-sept points. "C'est une décision incompréhensible", a dénoncé le président du FC Metz Bernard Serin, contacté par l'AFP.

Nous nous réservons bien entendu la possibilité de faire appel devant la commission d'appel de la Fédération.


"Le FC Metz est une victime et la commission a choisi de punir l'une des victimes", a-t-il déploré.

Rappel des faits

Dès le soir du match, la LFP avait promis d'être intransigeante et elle l'a été. Il faut dire que les images avaient provoqué un tollé. En pleine rencontre et alors que Metz menait 1-0, le gardien lyonnais et international portugais, Anthony Lopes, s'était effondré à cause d'un premier pétard lancé par des supporteurs messins.

A terre, et alors que le médecin du club était à son chevet, il avait été visé par un deuxième pétard. Après une interruption provisoire à 20h30, une demi-heure après le début du match de cette 16e journée de Ligue 1, l'arbitre Lionel Jaffredo avait finalement arrêté définitivement la partie, en concertation avec les délégués de la LFP et les pouvoirs publics.

Jeux du cirque

Ces jets de pétards répétés avaient causé une "surdité traumatique" chez le gardien Anthony Lopes, même s'il avait pu rejouer dès le 7 décembre en Ligue des champions.
En outre, ces incidents avaient provoqué l'ire du syndicat des joueurs professionnels (UNFP), réclamant une prise de conscience collective pour éviter de revenir "aux jeux du cirque".
Le week-end suivant la rencontre, joueurs et arbitres en L1 et L2 avaient porté un t-shirt "#Netuezpaslefoot" à l'échauffement.
"Après l'affaire de Lyon, on est montré du doigt comme des moins que rien", avait déploré l'entraîneur lorrain Philippe Hinschberger le 10 décembre.

La justice s'est aussi emparée du dossier avec deux mises en examen. La première vise un père de famille de 23 ans, poursuivi pour "violences aggravées, jet de projectile dangereux et introduction de fusée ou artifice dans une enceinte sportive lors d'une manifestation sportive". Il avait reconnu avoir jeté le premier pétard sur Lopes. Le second individu est âgé d'une trentaine d'années et réside à Metz.
Il a refusé de s'exprimer devant la police ou devant le juge.

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