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A Thionville, l’éventuelle « ubérisation » du permis de conduire inquiète les auto-écoles

A Saint Nicolas-de-Port, la mairie donne un coup de pouce aux jeunes pour passer le permis de conduire. / © Michael Martin / France 3
A Saint Nicolas-de-Port, la mairie donne un coup de pouce aux jeunes pour passer le permis de conduire. / © Michael Martin / France 3

Lundi 11 février une trentaine d’auto-écoles de Moselle sont montées à Paris pour dénoncer la réforme du permis de conduire qui se dessine. En deux mois, une auto-école de Thionville a vu ses inscriptions chuter de 60%.
 

Par Justine Saint-Sevin

Paris, Marseille, Nice… Lundi, les auto-écoles, dont une trentaine de Moselle, ont perturbé le trafic dans plusieurs villes de France. Leur objectif ? Protester contre une "ubérisation" du permis de conduire, menacé selon elles par le rapport parlementaire de la députée (LREM) du Gard Françoise Dumas, qui pourrait favoriser les plateformes en ligne.

En effet, pour tenir la promesse du président Emmanuel Macron de diminution du coût du permis, qui s’élève en moyenne aujourd’hui à 1804 euros, plusieurs pistes sont à l’étude. Au cœur des tensions le probable abandon des agréments départementaux qui permettent aujourd’hui aux auto-écoles de disposer d’un local et aux moniteurs d’être contrôlés par le préfet pour un agrément national.
 

"Deconnexion" et "dumping social"


Alors que beaucoup d’auto-écoles dénoncent "une future déconnexion" et un "dumping social", Claire Christnacker-Thil, présidente du CNPA ESR Thil, ajoute qu’une telle réforme ne fera pas nécessairement baisser le coût du permis. "Le prix d’appel du code et des premières 20h de conduite sera plus bas, mais les antennes pourront compenser par exemple en augmentant le tarif des heures supplémentaires. Sachant qu’en moyenne les futurs conducteurs ont besoin de pratiquer 10h de plus avant de se présenter avec de bonnes chances de décrocher son permis..."

En attendant que la situation se précise d'ici quelques semaines, les futurs conducteurs semblent dans l'attente. Dans l’une des auto-moto-écoles de Thionville, les inscriptions ont notamment chuté de 60% ces deux derniers mois selon Claire Christnacker-Thil.
 

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