Rythmes scolaires : Metz et Thionville deux villes et deux visions pour la rentrée 2018

Rythmes scolaires à la rentrée 2018 : les choix de Metz et Thionville / © Yves Kreidl
Rythmes scolaires à la rentrée 2018 : les choix de Metz et Thionville / © Yves Kreidl

En Moselle, Metz et Thionville font des choix opposés en matière de rythmes scolaires : tandis que Thionville engage une consultation citoyenne, le maire de Metz a annoncé qu’il ne reviendrait pas sur la semaine de quatre jours et demi à la rentrée 2018.

Par Yves Kreidl

Deux villes, deux visions :


  • A Thionville, le processus de consultation est engagé : du 19 au 23 février 2018, les adultes concernés pourrons exprimer leur souhait de revenir ou pas sur le rythme scolaire hebdomadaire.

Sans présager des résultats de cette consultation, le maire et les élus ont préparé leur copie si la semaine de quatre jours était préférée.

Pauline Lapoint-Zordan, adjointe déléguée aux affaires scolaires : « il n’est pas question de réduire le temps de travail des agents municipaux ou celui des 60 ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles) présents dans les écoles.
Donc deux créneaux d’accueil supplémentaires ont été imaginés les midis et soir pour accueillir les enfants
».

En décembre dernier, la Ville de Thionville avait proposé des réunions d'information aux parents pour expliquer les enjeux des rythmes scolaires avec l'aide de chronobiologistes et de psychologues.

Pour l’adjointe :

Il n’y a pas de solution idéale et l’école ne peut pas porter seule le quotidien des enfants, les parents ont aussi un rôle important à jouer 

Il faut noter que la municipalité assumerait la perte de l’aide annuelle de l’Etat mise en place en 2013 soit 170 000 euros.


  • A Metz, le maire Dominique Gros ne veut ni reculer, ni consulter.
Danièle Bori, adjointe à l’éducation souhaite que l’enfant soit mis au cœur du dispositif :

 Nous nous référons aux recherches des scientifiques et chrono-biologistes, qui s’accordent tous à dire que la capacité d'apprentissage est meilleure le matin.

L’adjointe ajoute qu’aucun retour d’expérience n’existe à ce jour sur la semaine à quatre jours et demi donc il n’y a pas lieu de revenir sur ce choix.

Par ailleurs, une contrainte financière lourde s’ajouterait si la Ville de Metz renonçait au dispositif actuel : l’aide de l’Etat évaluée à 500 000 euros.
Une aide que le gouvernement Macron entend pérenniser jusqu’à la fin de sa mandature pour les villes qui ne dérogeront pas.

Pour conclure Danièle Bori annonce :

Dans quelques jours tous les parents d’élèves de la ville vont recevoir une lettre pour leur expliquer ce positionnement.
 

Des éléments de lecture pour mieux comprendre le sujet :

Rythmes scolaires : quels sont les besoins de l'enfant ?
Pourquoi la semaine de quatre jours prépare-t-elle son grand retour à la rentrée scolaire 2018?
C'est comment ailleurs ? Les rythmes scolaires en Corée du Sud, Allemagne et Espagne.

 


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