"Aujourd'hui mes salariés ont peur et les clients aussi. Pour moi ,ces actions, c'est une forme de racisme."


Patrick Gorei ne décolère pas depuis ce matin. ce vendredi 20 juillet 2018, il a découvert la devanture de sa boucherie-charcuterie au fumet lorrain "défoncée comme à coups de barre en fer" témoigne-t-il par téléphone.
Les faits se sont produits au centre-ville de Cattenom (Moselle), "sans doute entre quatre et cinq heures du matin".

"Je pense qu'ils n'ont pas eu le temps de faire plus de dégâts car avec la centrale, il y a de la circulation très tôt au village. Ils ont dû être dérangés", précise-t-il.
 

"Des actions incompréhensibles"

Pour lui, aucun doute, ces dégradations sont l'oeuvre d'extrêmistes vegans, à l'images de celles menées à Paris et dans le nord de la France au mois de juin.

Ds actions qu'il ne comprends pas : "chacun peut penser ce qu'il veut, nous on aime notre métier, on aime travailler la viande et préparer de beaux produits pour nos clients. Les animaux que nous travaillons, ils sont destinés à la vente et pas issus d'abattages clandestins, non contrôlés. Tout est fait dans les règles."

Patrick Gorei estime à 2.500 euros le coût des dégâts et a porté plainte dans l'aprsè-midi auprès de la gendarmerie d'Hettange-Grande.
 

Menaces à Hayange

Un second commerce, Le Billot, a également été vandalisé dans la nuit, cette fois à Hayange, quelques kilomètres plus au sud, rapporte le Républicain Lorrain. là aussi la vitrine a été brisé et son rideau de fer tagué d'un "stop specisme". 
Le boucher, Alexandre Dellarovere, indique qu'il a de plus "reçu des photos et des SMS menaçants" sur son téléphone portable personnel. 

Il a déposé plainte dans l'après-midi auprès des policiers du commissariat de Thionville.


Nous nous sommes rendus dans ces deux boucheries... Voyez notre reportage !

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