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Urgences en grève : Agnès Buzyn annonce 750 millions d'euros, “cela va dans le bon sens” pour le Lorrain François Braun

Six mois de grève aux urgences de Nancy / © Sophie Gueffier, France 3 Lorraine
Six mois de grève aux urgences de Nancy / © Sophie Gueffier, France 3 Lorraine

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé lundi 9 septembre des nouvelles mesures pour sortir de la crise.  Le mouvement social touche les services d'urgences depuis bientôt six mois. Premières réactions des médecins urgentistes en Lorraine.

Par Yves Quemener

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté lundi 9 septembre 2019 un plan d'actions, avec un budget dédié pour régler sur le long terme la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois. 
"Je vais mettre de l'argent dans des solutions pérennes, restructurant, qui vont régler le problème des urgences sur le long terme" explique Agnès Buzyn.
La ministre a annoncé un budget de 750 millions d'euros sur trois ans.

Les mesures vont dans le bon sens
François Braun, président de Samu-Urgences de France

"L'argent ne va pas solutionner tous les problèmes, mais mis au bon endroit l'argent peut solutionner le gros problème d’organisation", explique François Braun, président de Samu-Urgences de France, chef des urgences de l'hôpital de Mercy à Metz. Il était aux côtés de la ministre cet après-midi.

On a deux mois pour tout mettre en musique et il faut nous laisser peut-être un peu de temps.
François Braun

"Travailler ensemble"

"Il va falloir travailler en bonne collaboration avec les médecins généralistes. Ils étaient autour de la table et visiblement ils sont tout à fait d’accord pour participer au projet", ajoute François Braun. 

Au mois de juin, la ministre de la Santé avait déjà  annoncé 70 millions d'euros de budget pour les urgences dont une partie pour faciliter les recrutements. 

"Le principal problème est que trop de monde vient aux urgences. Il y a trop de patients dans la salle d'attente et donc une trop longue attente", dit un médecin du CHU de Nancy. 
On doit aussi constater un changement de mentalité des patients. "La réponse est à chercher du côté de la médecine de ville". 

Les grévistes pointent du doigt le manque de moyens. En France, le nombre de patients pris en charge aux urgences est passé de 10 millions en 1996 à 21 millions en 2016.

Plusieurs propositions

"L’admission directe" des personnes âgées sans passer par les urgences, la "vidéo-assistance" entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, ou encore l'envoi d'une ambulance vers un médecin libéral sont les autres propositions d'Agnès Buzyn.

Pour le jeune médecin du CHU la solution passe aussi par "le développement de la médecine ambulatoire. Les patients sortent de l’hôpital le jour même de leur opération. Et avec les nouvelles technologies cela est vraiment à pratiquer de plus en plus". 
Les médecins souhaitent la mise en place d' un numéro de téléphone unique pour les secours médicaux. Fini le 15, 17,18. C'est une demande des urgentistes. C'est une proposition de la ministre. 

Ces nouvelles mesures devraient soulager des personnels hospitaliers au bord de la rupture. Le collectif Inter-Urgences tiendra son assemblée générale nationale mardi 10 septembre à Saint-Denis (Ile-de-France). 

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