Municipales 2020 : un seul tour à Vittel

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Écrit par Michael Martin

Seuls deux candidats s'affrontent à Vittel pour le siège de maire. Conséquence logique : il n'y aura qu'un seul tour de vote, dont les enjeux se concentrent sur l'attractivité du territoire, à travers le tourisme, le centre-ville et le sport.


A Vittel, deux candidats pour un seul tour de vote. Tout se jouera donc ce dimanche 15 mars 2020. 
Vittel : fiche d'identité
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Attirer de nouvelles énergies

Depuis la fin des années 1970, Vittel perd des habitants. De 6.791 Vittellois en 1975, le nombre tombe à 5.071 en 2017. Le candidat divers-centre Didier Forquignon veut inverser la tendance pour ne plus voir Vittel perdre des habitants. "Nous voulons retrouver une attractivité pour garder à Vittel les forces vives, par exemple les jeunes couples avec des enfants, qui éviteront aux classes d'école de fermer", explique Didier Forquignon. Pour favoriser les installations, le candidat compte baisser le prix de vente des terrains municipaux.
Evolution de la population à Vittel
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Le maire sortant divers-droite Franck Perry veut poursuivre son action envers les petits commerces, qu'il estime être au coeur des préoccupations des Vittellois. "Les petits commerces bénéficieront d'éxonérations fiscales pour préserver l'activité et le cadre de vie", annonce Franck Perry.

Son opposant Didier Forquignon veut densifier le centre-ville. "Nous allons construire des petites résidences avec présence d'un concierge, pour garantir que les logements seront à destination de résidents et non de professions libérales," avance Didier Forquignon.

Les commerces bénéficieront d'éxonérations fiscales.
- Franck Perry, candidat-maire divers-droite

Le candidat-maire veut rendre la ville "plus pratique au quotidien. Nous allons créer une liaison pédestre depuis le parc thermal vers le centre-ville", promet Franck Perry. Une manière de rendre le centre-ville proche du parc, et les touristes plus proches des commerces.

Garder les touristes

Vittel est une destination touristique de plus en plus appréciée. 200.000 nuitées ont été enregistrées en 2019. Et plus de 5.000 curistes sont venus se soigner aux thermes, soit deux fois plus qu'en 2008. "Le toursime est un milieu très concurrentiel qui a des consquences importantes sur la vie locale", affirme Franck Perry. La volonté du Club Med de maintenir son activité à Vittel est une bonne nouvelle pour le maire sortant: "Cent emplois (80 saisonnniers et 20 permanents) dépendent du Club Med sur Vittel."

Nous défendons la cure à la campagne.
- Didier Forquignon, candidat divers-centre

L'ouverture à venir du complexe Grand Nancy Thermal, à une heure de route, va obliger la Ville de Vittel à se montrer persuasive. "Nous défendrons la cure à la campagne, assure Didier Forquignon. Il ne faut pas que nos curistes s'arrête à Nancy alors que nous sommes tout proche."
Samedi 29 février 2020, le groupe Vikings-Casinos a annoncé la construction d'un nouveau casino à Vittel mais surtout, la reprise de l'Hôtel des Thermes, à l'abandon depuis des années. La station thermale compte moins de 150 chambres d'hôtel en dehors de ce que propose le Club Med. "Nous étions en manque d'hébergement sur Vittel et ce projet représente de nouvelles possibilités pour le territoire", se réjouit le directeur des Thermes Christian Brunet.L'annonce n'a pas la même résonnance selon les candidats. Pour Franck Perry, c'est une bonne nouvelle. "C'est une offre touristique non saisonnière, donc disponible toute l'année, et qui va profiter à tous: thermes, palais des Congrès..."

Didier Forquignon préfère rester prudent. "Il ne s'agit que d'une lettre d'intention. Rien n'est encore signé. Et la Ville a reçu des offres plus intéressantes que celle du groupe Vikings." 

Miser sur le sport ?

Le maire sortant, fort de l'obtention du label Terre de Jeux 2024, veut mettre le sport en première ligne. "Je veux promouvoir le sport pour tous et accueillir des événements nationaux et internationaux", promet Franck Perry.

Le label Terres de Jeux, attribué par le Comité d'organisation des Jeux Olympiques et paralympiques (Cojop) de Paris 2024, demande toutefois de répondre à un cahier des charges précis. "Il va falloir dépenser de l'argent public sans être sûr d'avoir des retombées", s'inquiète Didier Forquignon. Le label est une première étape avant de demander que la ville devienne un centre de préparation olympique pour les différentes équipes nationales. "Nos équipements son déjà nombreux et coûtent cher. Les dépenses augmentent et les recettes sont peu dynamiques", affirme Didier Forquignon.