Noyelles-Godault: les salariés d'INDRA en grève contre la fermeture de leur usine de recyclage de pièces automobiles

35 ouvriers craignent de perdre leur emploi avec la fermeture de l'usine INDRA, spécialisée ans le recyclage de pièces automobiles, implantée sur l'ancien site de Metaleurop à Noyelles-Godault.

Les salariés d'INDRA en grève devant leur usine de recyclage de Noyelles-Godault.
Les salariés d'INDRA en grève devant leur usine de recyclage de Noyelles-Godault. © Fabien Garreau
35 ouvriers de l'entreprise INDRA sont en grève depuis 9 jours à Noyelles-Godault. Spécialisée dans le recyclage de pièces automobiles, cette usine implantée à Sita Agora, l'ancien site de Metaleurop pourrait fermer dans 5 jours. Seulement 3 ans après sa création...

durée de la vidéo: 01 min 30
Les salariés d'INDRA craignent une fermeture
"On ne s'y attendait pas du tout parce qu'on nous disait que ça marchait bien, qu'on avait de bons résultats, de bons chiffres", s'étonne Patrice Houplin, un commercial. "Recycler les véhicules pour en faire autre chose, c'est vraiment quelque chose de porteur", souligne David Moskalik, agent de maîtrise chez INDRA. "Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on est abandonnés. Il n'y a pas d'envie politique et économique pour exploiter ce filon".
 

Pièces détachées difficiles à vendre ?


A la  suite au démantèlement de Metaleurop, cette entreprise était devenue la vitrine du renouveau industriel du site, capable de démonter jusqu'à 11 000 véhicules par an. Mais selon la direction de l'entreprise, INDRA a aujourd'hui toutes les peines à vendre des pièces détachées. "Dans un rayon de cent kilomètres, nous avons 129 démolisseurs, il n'y a pas d'équivalent en France", affirme Loïc Bey-Rozet​, le directeur général d'INDRA SA. "Voilà la raison pour laquelle, on a des difficultés en sortie. On monte le stock de pièces de rechange et on a du mal à l'écouler 

Les salariés d'INDRA, en sursis, se sont rendus ce mardi au siège de SITA/Suez, le propriétaire du site, à Rouvignies. Demain, ils rencontreront leur directeur général. Ils devraient être fixés sur leur sort le 17 décembre lors du comité d'entreprise du groupe.
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