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Benoît Hamon redistribue aux associations caritatives les plats cuisinés retirés de la vente

Les associations seront informées du contenu des plats cuisinés contenant de la viande de cheval  a indiqué le ministre de la Consommation Benoît Hamon.
Contrôles renforcés des plats cuisinés
Contrôles renforcés des plats cuisinés © France 3 Picardie
Interrogé sur RMC, M. Hamon a précisé qu'il existait "une disposition réglementaire qui prévoit qu'on puisse faire le don de produits qui ont connu un défaut d'étiquetage". "Ensuite, c'est aux associations de décider si oui ou non elles acceptent ces dons", a-t-il poursuivi. Mais "ceux qui bénéficieront de ces produits alimentaires ont droit à la réalité sur ce qu'ils mangent", a insisté le ministre. 

Rien n'interdit de tels dons selon la Direction générale de la concurrence et de la répressions des fraudes :
De son côté, la Direction générale de la concurrence, la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué jeudi à l'AFP que rien n'interdisait de tels dons. "C'est aux professionnels de veiller à ce que le produit soit conforme à la règlementation sanitaire", a souligné une porte-parole de la DGCCRF. Quand ces produits auront été de nouveau étiquetés, associations cari"en informant le consommateur de la présence de viande de cheval, rien n'interdit de les remettre en rayons ou de les donner à des associations caritatives", a-t-elle ajouté.
M. Hamon a toutefois reconnu que de tels dons pouvaient être coûteux pour ces associations, notamment dans le cas des produits surgelés qui nécessitent un transport frigorifique. "On peut aussi comprendre que les associations refusent", a admis le ministre.

De nouveaux cas de fraudes à la viande de cheval pourraient encore voir le jour :
Dans la foulée du PDG de Picard, Philippe Pauze, qui avait estimé un peu plus tôt dans la matinée que d'autres fraudes étaient à prévoir, M. Hamon a reconnu que, dans la mesure où les contrôles étaient étendus dans les filières alimentaires, la découverte de nouveaux cas frauduleux ne pouvait être exclue. Il a promis en outre que les sanctions contre les auteurs de tromperie économique dans l'alimentaire seraient renforcées. "Dans le projet de loi consommation que je présenterai en avril, nous allons multiplier par dix le niveau des amendes payées. Mais on réfléchit à une autre solution qui pourrait être de faire payer une pénalité correspondant à 10% du chiffre d'affaires de la société", a-t-il prévenu. Le scandale a éclaté au début du mois lors de la découverte dans des plats cuisinés surgelés de la marque Findus de viande de cheval à la place de viande de boeuf. L'affaire a essaimé dans toute l'Europe, touchant, outre Findus, Fleury Michon, Carrefour, Intermarché ou encore Picard et Ikea, les obligeant à retirer des milliers de plats cuisinés de la vente.
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