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Centrale E.ON d'Hornaing : la CGT demande au préfet de réquisitionner le site

La centrale thermique d'Hornaing. / © Jérémy Jännick
La centrale thermique d'Hornaing. / © Jérémy Jännick

La CGT de la centrale électrique à charbon d'Hornaing (Nord), propriété de l'allemand E.ON, a demandé mardi au préfet, dans une lettre, d'user de son pouvoir de réquisition pour éviter la fermeture du site, effective depuis dimanche.

Par AFP

"La réquisition du site peut permettre d'empêcher la fermeture du site. Depuis le 1er avril, on ne produit plus, mais le site n'est pas encore définitivement
fermé. Nous, on s'y refuse
", a déclaré à l'AFP Roger Caiola, délégué CGT. 

"Ces gens-là n'auront aucune pitié"

"Le site d'Hornaing a de l'avenir, il faut qu'on nous écoute", a-t-il exhorté. "Nous avons adressé aujourd'hui (mardi) un courrier au préfet, dans lequel on
lui demande de prendre des décisions qui s'imposent, sinon E.ON risque de continuer de faire ce qu'ils ont projeté, c'est-à-dire fermer d'autres sites en France
", a expliqué le délégué syndical.

"Si les services de l'Etat ne prennent pas de décisions fermes, ces gens-là n'auront aucune pitié", a estimé M. Caiola. La préfecture du Nord n'a pas souhaité "commenter une décision de justice", a-t-elle indiqué.

Le tribunal de grande instance de Douai (Nord) a débouté vendredi la CGT et FO qui lui demandaient d'interdire la fermeture le 31 mars de la centrale d'Hornaing (Nord), touchant 87 salariés. Les syndicats demandaient à la justice de contraindre E.ON à respecter l'engagement de maintenir l'activité jusqu'à la fin 2015, que la société avait pris en 2010 à l'issue d'un mouvement social.

CGT et FO vont interjeter appel de cette décision, a annoncé à l'AFP l'avocat des deux syndicats, Me Fiodor Rilov. La fermeture de la centrale d'Hornaing, la plus ancienne du parc français en fonctionnement, avait été annoncée en septembre par la direction de la filiale française du numéro un allemand de l'énergie.

Estimant que plus rien ne s'opposait à cette fermeture, le secrétaire général adjoint d'E.ON France, Jérôme Dupont, avait annoncé vendredi l'ouverture dès "le 1er avril de la phase de mise en sécurité du site" en vue de son démantèlement puis de sa dépollution.

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