Cet article date de plus de 8 ans

Prix du tabac : les buralistes de la Somme et de l'Aisne s'associent à ceux Nord et appellent au boycott des cigarettiers

La fédération des buralistes de la région Nord ont annoncé ce mardi appeler au "boycott illimité" des fabricants de tabac, se disant "inquiets" d'une hausse des prix du tabac au 1er juillet 2013. Les buralistes craignent une reprise du trafic en cas d'augmentation du prix des cigarettes.
© France 3 Picardie
Les 3.500 buralistes du Nord conduits par leur président Patrick Brice ont décidé de lancer à partir du mardi 11 juin un boycott des délégués commerciaux des fabricants de tabac, pour que ces derniers s'engagent à absorber la hausse des taxes, prévue le 1er juillet, sans la répercuter sur les prix, explique la fédération dans un communiqué. 

Double hausse du prix des cigarettes d'ici octobre 2013
 
Le gouvernement, selon des informations du Figaro jeudi, pousse à une augmentation des prix des cigarettes de 40 centimes en deux temps, 20 centimes en juillet et 20 centimes en octobre. Contacté par l'AFP jeudi, Matignon avait précisé que "le prix, qui n'est pas fixé par le gouvernement, est en discussion entre les professionnels du tabac et Bercy" et que "concernant le 1er octobre, il est prématuré de spéculer sur une éventuelle hausse".


Si hausse il y a les consommateurs du Nord de la France seront incités à acheter leur tabac à l'étranger

La fédération des buralistes du Nord souligne que 20 et 25% du tabac - cigarettes et tabac à rouler - consommés en France sont achetés à l'étranger, 35% de ces volumes viennent de Belgique et du Luxembourg. Concrètement leur boycott signifie que les délégués commerciaux des groupes Philip Morris,Imperial Tobacco, Japan Tobacco International et British American Tobacco, ne peuvent plus mettre à partir de ce jour les pieds dans l'un des bureaux de tabac de la région, qui regroupe les départements de l'Aisne, des Ardennes, du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme". "Ils ne pourront donc plus mettre en place leurs publicités, mais surtout ne pourront pas assurer le lancement de leurs nouveaux produits", a ajouté la fédération des buralistes du Nord. Cette hausse de 20 centimes, si elle avait lieu ferait passer le prix des paquets les moins chers à 6,30 euros, et celui des plus vendues à 6,80 euros.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
consommation