SeaFrance: 89 ex-salariés contestent leur licenciement à Calais

Quelque 89 anciens salariés de l'ex-compagnie de ferries SeaFrance ont contesté vendredi leur licenciement lors du plan social de janvier 2012 devant le tribunal d'instance de Calais (Pas-de-Calais), a-t-on appris auprès de leur avocat.

Me Brun avocat des anciens salariés de Seafrance
Me Brun avocat des anciens salariés de Seafrance © MAXPPP
Ces 89 salariés attaquaient SeaFrance pour licenciement abusif et non reclassement, demandant des dommages et intérêts au cas par cas, a expliqué à l'AFP Me Philippe Brun. Ils ont été licenciés lors du troisième plan de sauvegarde de l'emploi chez SeaFrance, issu de la liquidation judiciaire finale de janvier 2012. Le tribunal doit rendre sa décision le 13 juin, selon l'avocat.

Ces salariés avaient un "contentieux prud'hommal" en cours lorsqu'ils ont été licenciés, ce qui explique que leurs dossiers soient examinés séparément de ceux des autres salariés licenciés en janvier 2012, qui seront plaidés en juin, a expliqué Me Brun. "Contrairement à ce qu'on voit habituellement en matière de plan social, deux ans après leur licenciement, les trois quarts des salariés de ce matin sont reclassés en CDI grâce à la coopérative ouvrière que nous avons créée", la société coopérative et participative (Scop) MyFerryLink, s'est félicité l'avocat.

Quatorze autres ex-salariés dont les dossiers devaient initialement être examinés vendredi ont finalement "transigé avec la SNCF (ex-maison mère de SeaFrance, NDLR) pour des indemnités de l'ordre de 20.000 euros", a ajouté Me Brun.

Au terme de procédures similaires, SeaFrance avait été condamnée en septembre 2012 et le 6 février 2014 pour licenciement abusif et non-reclassement de salariés licenciés lors des deux premiers plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) de 2009 et 2010, au cours desquels 726 salariés - la moitié des effectifs de SeaFrance - avaient été congédiés. 

Environ 200 dossiers seront ensuite examinés par le tribunal d'instance les 24, 25 et 26 juin, concernant toujours des salariés licenciés dans le cadre du troisième plan social issu de la liquidation judiciaire de SeaFrance en janvier 2012. L'avocat contestera là encore les licenciements, mais en mettant également en cause la SNCF, ex-maison mère de SeaFrance, "au titre du co-emploi".
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