VAFC : Waris, le tueur au sourire d'ange

Majeed Waris, le 11 janvier 2014 à Valenciennes (face à Bastia) / © MAXPPP
Majeed Waris, le 11 janvier 2014 à Valenciennes (face à Bastia) / © MAXPPP

Ne vous y trompez pas, derrière son visage poupin et son large sourire, le jeune international ghanéen Majeed Waris, 22 ans, impliqué sur 6 des 7  derniers buts de Valenciennes depuis son arrivée dans le Nord en janvier, est un buteur déterminé.

Par avec AFP

"C'est un tueur. Il ne pense qu'à marquer et ça se voit dans son attitude. C'est LA bonne recrue", juge son coéquipier Eloge Enza-Yamissi.

Les statistiques du petit attaquant (1,72m, 70 kilos) confirment les paroles du milieu valenciennois. Depuis son arrivée au mercato hivernal,  Waris a déjà offert deux passes décisives et marqué cinq fois. Une adaptation express. "Ce n'est jamais évident pour un jeune joueur, rappelle l'entraîneur Ariel Jacobs.  Mais la première fois, il est entré dans le vestiaire comme s'il était là depuis six mois".

Waris a l'habitude de voyager

Avant d'atterrir dans le Nord, le gamin de Tamale (Ghana) a été formé à Accra puis en Angleterre. Il s'est ensuite envolé pour Hacken (Suède), où il a été sacré meilleur buteur (23 buts). Recruté par le Spartak Moscou à l'été 2012, il était depuis en perdition en Russie.

En janvier, il a accepté une baisse de salaire pour être prêté au VAFC et gagner du temps de jeu. "C'est un signe de maturité très important, note Jacobs. Et vu sa volonté de travailler, sa mentalité et son ouverture d'esprit, il a une bonne grosse marge de progression".

Un physique impressionnant

En France, ses qualités physiques impressionnent. "Ça fait longtemps que je n'avais pas vu un joueur aussi puissant", glisse Enza-Yamissi. Et Pujol ajoute: "C'est un attaquant de qualité, il peut jouer dans l'axe ou sur les côtés. Et il a ce démarrage si surprenant. Je suis sûr qu'il ne serait pas ridicule en sprint!"

Pour l'heure, c'est devant les buts que Waris brille. A peine son coach lui conteste-t-il la justesse de ses appels et quelques péchés de gourmandise. "S'il le pense, c'est que c'est peut-être vrai, grommelle l'attaquant. Mais les attaquants doivent parfois être égoïstes. Je dois surtout améliorer ma finition et mes déplacements".

S'il est aussi motivé, c'est que Waris sait où il veut aller. "Mon rêve était de devenir professionnel. Maintenant, c'est de jouer la Coupe du monde au Brésil, face aux meilleurs du monde. Ce serait un bel accomplissement", avoue le "Black Star".

Ensuite, il sera temps de penser au futur club qui lui permettra de grandir un peu plus. "Ce que je veux, c'est jouer, prévient-il. Le plus important, c'est de
trouver un club où ce sera le cas, car le foot, c'est mon plaisir
".

Jeune, mais solide

Sur le terrain, Waris transpire en effet la joie de jouer, même si c'est surtout à ses adversaires qu'il donne des suées. "Il est petit, mais on l'a vu, face à
des grands ou certains casseurs, il résiste très bien aux chocs
", analyse Jacobs.

"Il va au combat", résume Pujol. Et le tout avec le sourire. Un signe de décontraction sans doute, mais certainement pas d'insouciance. "Il est pleinement concerné par l'avenir du club", estime Jacobs.

Heureusement, car Valenciennes, 18e, aura besoin de lui d'ici la fin de saison. A commencer par un match crucial pour le maintien, samedi, sur la pelouse d'Evian/Thonon. Face au premier non-relégable, ce serait une bonne idée que Waris inscrive son premier but à l'extérieur.



AFP  le 13/03/2014 17:26:08

Sur le même sujet

Les + Lus