Marine Le Pen conteste le terme de “faux tract“ et ”l'impartialité” du tribunal de Béthune

Marine Le Pen fait appel de sa condamnation. / © MAXPPP
Marine Le Pen fait appel de sa condamnation. / © MAXPPP

Marine Le Pen, présidente du Front national, a contesté vendredi "l'impartialité" du tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) qui l'a condamnée en première instance à 10.000 euros d'amende dans l'affaire du "faux tract" de Jean-Luc Mélenchon, appellation qu'elle "conteste formellement".

Par AFP

Marine Le Pen a fait appel de cette condamnation. Les deux militants soupçonnés d'avoir distribué les faux tracts, dont l'un était tête de liste FN aux municipales à Maubeuge (Nord), ont été, eux, relaxés.

"Ce qui est grave, c'est ce qu'a fait le tribunal de Béthune dont je vous signale que j'avais déposé contre lui une requête en suspicion légitime. Ce qui prouve que, à l'avance, je savais que ce tribunal n'allait pas juger avec impartialité cette affaire. J'ai donc fait appel et je ne suis pas condamné pour l'instant", a réagi Marine Le Pen vendredi sur RTL.

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Marine Le Pen sur RTL ce vendredi matin.

Fin mai 2012, les équipes de Mme Le Pen, candidate aux législatives face à M. Mélenchon dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, avaient distribué un tract comportant une photo de ce dernier et reproduisant l'une de ses phrases prononcées lors d'un discours à Marseille le 14 avril précédent: "Il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb."

Le tract sur fond vert, couleur de l'islam, comportait également la mention "Votons Mélenchon" et sa traduction dans un arabe approximatif. "Ca n'est pas un faux tract. Je conteste formellement cette incrimination. Il ne s'agit évidemment pas d'un faux tract, il s'agit en réalité de la lâcheté de M. Mélenchon qui a refusé d'admettre, d'assumer, un propos politique qu'il a tenu et qui consistait à considérer que l'immigration est une grande chance pour la France. On lui a rappelé cette phrase, évidemment, ça ne l'a pas aidé sur le plan électoral", a poursuivi la présidente du Front national.

"J'assume l'intégralité de mes propos et j'assume l'intégralité de ma pensée. Ce qui n'est manifestement pas le cas de M. Mélenchon", selon elle.

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