Affaire Kulik : nouvelle demande de remise en liberté pour Willy Bardon

© France 3 Picardie
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Les avocats du suspect brandissent les conclusions d'une nouvelle expertise sonore. Et soulignent l'absence d'ADN de leur client sur les lieux du crime.

Par Gontran Giraudeau

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel d'Amiens rendra sa décision mardi prochain.
Elle doit examiner d'ici-là les arguments que les avocats de Willy Bardon ont présenté ce vendredi en audience. Nouvel élément dans ce dossier : une expertise sonore réalisée cette fois par le laboratoire d'analyse de la police scientifique basé à Ecully (69).
L'enregistrement de l'appel téléphonique d'Elodie Kulik aux pompiers dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002 révèle que les voix d'hommes mises bout à bout ne représentent qu'un son de 0,9 secondes pour l'une et 2 secondes pour l'autre. Difficile dans ce délai d'établir s'il s'agit dans l'un des cas de la voix de Willy Bardon, seul suspect vivant dans cet affaire.
Les avocats ont aussi souligné l'absence de trace d'ADN de leur client sur les lieux du crime de la jeune banquière de Péronne.
Willy Bardon est incarcéré depuis 14 mois. Il est l'un des proche de Grégory Wiart, décédé en 2003 d'un accident de moto, et confondu dans cette affaire par son ADN après sa mort, en 2012. En revanche l'ADN d'autres proches de Grégory Wiart a été retrouvé sur la scène de crime mais ces traces ont pu être transportés involontairement, par exemple sur les vêtements.

 

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